Thalys fait monter le Wi-Fi dans les trains

Mobilité

ThalysNet, un service “Wi-Fi à 300 km/h”, assure la continuité de service par combinaison de liaisons (satellite, UMTS). La phase commerciale débute.

Le dossier de l’Internet sans fil mis à disposition des voyageurs dans les trains avance plus rapidement que pour le cas des avions. Thalys veut d’ailleurs en faire un avantage concurrentiel par rapport aux autres moyens de transport.

Le 14 mai, la compagnie ferroviaire, filiale du groupe SNCF couvrant quatre pays (France, Belgique, Allemagne et Pays-Bas), a inauguré le lancement commercial de son offre Internet à bord dans les trains transfrontaliers à grande vitesse. A cette occasion, elle a invité la presse à venir tester le Wi-Fi à 300 km/h sur le tronçon Paris-Bruxelles

“Nous voulons satisfaire un besoin très fort et c’est un atout très important par rapport à l’avion et à la voiture”, a justifié Jean-Michel Dancoisne, PDG de Thalys. Une exploitation Wi-Fi qui prend immédiatement une orientation BtoB pour toucher en priorité les hommes d’affaires en voyage. Ce qui représente 50% de la clientèle du Thalys (qui recense une base globale de 64 millions de voyageurs).

Actuellement, 25% des rames sont équipées en accès Internet sans fil. Mais la compagnie ferroviaire s’engage à proposer cette nouvelle prestation dans tous les trains d’ici l’automne.

“Un tarif de marché”, assure la direction de Thalys

Pour les passagers en Comfort 1 (équivalent de la première classe chez Thalys), l’accès Wi-Fi est inclus dans le prix du billet. En revanche, pour les voyageurs en seconde classe (Comfort 2), il faudra s’acquitter d’un forfait de 6,50 euros TTC pour 60 minutes d’accès afin de disposer d’une session de 60 minutes (le temps de réaliser un aller Paris-Bruxelles).

Pour un voyage plus long, comptez sur une facturation à 13 euros. Il est possible de commander une session Wi-Fi par carte bancaire ou en achetant une carte pré-payée à gratter (dans le bar du train).

“C’est un tarif de marché”, assure Jean-Michel Dancoisne. “Abordable mais peu incitatif pour les voyageurs en seconde classe”, pourrait-on rétorquer. Condition sine qua non : disposer d’un PC portable compatible Wi-Fi naturellement. En attendant l’accès aux PDA et aux smartphones (attendu dans le courant de l’été) et l’arrivée de “services multimédia” dédiés aux voyageurs à travers un portail digne de ce nom.

Certes, ce n’est pas une première mondiale. Des services Wi-Fi embarqué dans les trains ont été déployés au Canada, au Royaume-Uni, au Japon et en Suède. “Mais pas dans des proportions de couverture intégrale des trajets et pas à cette vitesse”, fanfaronne Jean-Michel Dancoisne.

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