This Place : une pensée pour les Google Glass

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La start-up britannique This Place développe une technologie permettant de contrôler les lunettes de Google par la pensée.

Mondialement réputé pour ses travaux en cosmologie et physique des trous noirs, le scientifique britannique Stephen Hawking sera un soutien de poids pour This Place.

Cette société londonienne travaille sur une technologie qui permettra de contrôler les Google Glass… par la pensée. Un nouveau mode de contrôle qui s’adjoindrait aux commandes vocales et au tactile disponible sur les branches des lunettes. This Place exploite une application (MindRDR) liée à un accessoire fixé sur la tête de l’utilisateur : en l’occurrence, un biosenseur “Neurosky” qui lit l’activité électrique cérébrale émise par les neurones.

Les données recueillies par ce capteur sont transcrites sous la forme d’un encéphalogramme associant les niveaux d’attention et de stress. Dès que l’utilisateur est suffisamment concentré, MindRDR déclenche la capture d’une photo. Si le niveau de concentration continue d’augmenter, l’image est publiée sur Twitter.

Encore au stade du développement (le code est ouvert à la communauté), cette technologie pourrait trouver des applications dans le domaine des jeux vidéo, mais aussi de la santé-médecine, avec un suivi personnalisé des patients. On peut aussi imaginer des jonctions avec le commerce, comme la possibilité de recommander à un porteur de Google Glass fatigué de prendre un café dans un bar situé à proximité.

This Place s’inscrit dans cette mouvance de start-up qui font actuellement émerger de multiples projets d’interfaces cerveau-ordinateur. Le contrôle par la pensée, qui en constitue l’une des principales ramifications, a récemment bénéficie d’un rayonnement international. C’était le 12 juin 2014. Quelques minutes avant le match d’ouverture de la Coupe du monde de football entre le Brésil et la Croatie, le coup d’envoi fictif avait été donné par un jeune Brésilien équipé d’un exosquelette relié à un casque d’électrodes mesurant l’activité de plusieurs centaines de neurones.

De son côté, Google commence à explorer la cible grand public avec ses lunettes connectées. Après l’ouverture à tous les résidents américains du programme permettant d’acquérir une paire de Google Glass (c’était à la mi-mai), la vente a débuté dans certains réseaux d’optométrie (montures, lentilles et verres de contact spécialisés). Depuis fin juin, le produit est accessible aux résidents britanniques, qui peuvent l’acheter pour 1000 livres, soit environ 1250 euros TTC.

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Crédit photo : This Place


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