Thomson gagne encore un peu de temps pour ré-aménager sa dette

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Le fournisseur français de solutions pour traiter la vidéo numérique propose une restructuration financière à ses créanciers. Il se voit accorder un répit.

Thomson avance dans ses discussions sur la restructuration de son bilan, fait savoir le fournisseur  de solutions pour le traitement de la vidéo numérique dans un communiqué de presse.

Le timing est parfait car l’Assemblée générale du groupe Thomson est convoquée le mardi 16 juin à 16 heures à Paris. Initialement, la direction du  groupe devait sortir de l’impasse financière à cette échéance. Mais elle vient d’obtenir de ses créanciers un prolongement du moratoire jusqu’au 24 juillet.

Le groupe, qui croule sous les dettes, “a soumis à l’approbation des détenteurs de titres de placements obligataires privés et des membres du crédit syndiqué les principaux termes d’une proposition de restructuration”.

L’objectif des négociations serait d’obtenir une “réduction importante” de la dette du groupe en convertissant de la dette en capital, tout en donnant “le droit aux actionnaires existants de participer à la recapitalisation de la société”.

Dossier sensible

Les discussions entre la direction du groupe et ses créanciers à propos du ré-aménagement de sa dette sont qualifiées “d’approfondies et constructives”. Le langage est très diplomatique mais il est vrai que le dossier est sensible.

Fin 2008, Thomson affichait une dette nette de 2,1 milliards d’euros. Pour ré-équilibrer les comptes, le groupe pourrait céder des actifs comme Grass Valley (équipementier de matériel numérique pour le cinéma), Premier Retail Networks (réseau publicitaire sur lieux de vente) et la participation de 50 % de Thomson dans Screenvision (régie publicitaire pour le cinéma).

Au total, la société dispose d’un effectif de 22 775 collaborateurs à fin 2008, dont 7863 en Europe.


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