Tizen cristallise les tensions entre Google et Samsung

CloudMobilitéOS mobiles
tizen-google-samsung

Google reproche à Samsung de vouloir prendre ses distances vis-à-vis d’Android dans l’univers des objets connectés en exploitant l’OS alternatif Tizen.

Tizen agite les relations entre Google et Samsung.

Construit sur le même noyau Linux qu’Android, mais présenté comme une alternative plus puissante et dotée d’une meilleure interopérabilité, cet OS open source génère la discorde entre les deux groupes high-tech. Au coeur du débat, les objets connectés et plus particulièrement les “wearable technologies”, c’est-à-dire l’informatique “à porter sur soi”.

Dans cette catégorie de produits entrent notamment la smartwatch Gear 2 et le bracelet connecté Gear Fit. Des appareils qui n’embarquent pas Android… mais Tizen. Assez pour irriter Larry Page. A en croire The Information, le CEO de Google aurait rencontré, voici une dizaine de jours, dans le cadre de la conférence Allen & Co organisée à Sun Valley (État américain de l’Idaho), Jay Y. Lee, vice-président exécutif de Samsung.

Chacun des deux hommes aurait tenu des propos incisifs envers la stratégie de son concurrent. Dénonçant une mise en avant de Tizen “aux dépens d’Android”, Larry Page aurait également critiqué la décision de Samsung de mettre en avant son propre écosystème d’applications, quitte à interférer avec l’offre de Google. Il aurait par ailleurs pointé du doigt le déploiement, pour les utilisateurs de la montre connectée Gear première du nom (lancée à la rentrée 2013), d’une mise à jour remplaçant Android par Tizen.

A l’inverse, Samsung reproche à Google une pression excessive à l’heure où Tizen arrive à peine sur le marché. Le premier smartphone reposant sur cet OS mobile ne sera commercialisé en Russie qu’au prochain trimestre. Il s’agira du Samsung Z, présenté début juin à l’occasion de la Tizen Developer Conference de San Francisco.

L’écosystème de partenaires autour de Tizen commence toutefois bel et bien à s’élargir. Illustration avec l’annonce récente d’un projet collaboratif monté sous la houlette de la Fondation Linux et visant l’univers de la voiture connectée. Constructeurs automobiles, équipementiers télécoms, fabricants de semi-conducteurs et contributeurs individuels – en tête desquels les universitaires – se sont liés sous la bannière de l’alliance Automotive Grade Linux.

Les initiatives sont parfois le fruit d’un seul éditeur. Illustration chez le Coréen Infraware, qui a mis au point le Polaris Generator, permettant de porter “90% des applications Android” sur Tizen sans passer par une phase de développement spécifique.

Objets Connectés

Image 1 of 6

HAPIFORK, la fourchette connectée
Conçue par Jacques LEPINE et Fabrice BOUTAIN, HAPIFORK est une fourchette équipée de capteurs, capable d'évaluer notre vitesse d'ingestion de la nourriture. Le but ? Tout simplement nous réapprendre à manger lentement, condition sine qua non à une bonne digestion ! Commercialisée environ 200 euros avec un programme de nutrition qui prendra la forme d'une application pour smartphone, HapiFork ne se limite pas au marché européen. Ses concepteurs sont en effet invités au Cosumer Electronic Show de Las Vegas au pays pour présenter cette fourchette connectée conçue en France. Une technologie slow food au pays des fast food ? Pour découvrir ce paradoxe, rendez vous sur : http://www.hapilabs.com/

—— A voir aussi ——
Quiz ITespresso.fr : connaissez-vous bien Samsung ?

Crédit photo : Sergio Stakhnyk – Shutterstock.com


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur