Traduction des applications : IBM veut automatiser le processus

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L’outil Globalization Pipeline doit permettre d’automatiser la traduction, pour l’heure en 10 langues, des applications Bluemix.

Les trois quarts des clients situés dans des pays non anglophones préfèrent acheter des logiciels disponibles dans leur propre langue.

C’est sur ce constat établi l’année passée par Common Sense Advisory qu’IBM s’appuie pour annoncer le lancement, en bêta, de Globalization Pipeline, disponible sur le PaaS Bluemix.

Objectif de ce service : automatiser la traduction des applications hébergées sur la plate-forme cloud de Big Blue, sans besoin de les recompiler ou de les déployer à nouveau.

Il est possible d’appliquer des corrections manuelles à la traduction effectuée avec l’anglais comme langue de base, vers 9 langues de sortie : allemand, chinois simplifié, chinois traditionnel, coréen, espagnol, français, italien, japonais et portugais brésilien.

Mais la puissance de la solution réside bel et bien dans les kits de développement qui lui sont associés… et qui permettent une intégration directe dans les applications.

Les traductions se font alors « au sein du code », facilitant la maintenance de l’application, comme le souligne Silicon.fr.

Dans le même registre, IBM mène des travaux d’adaptation pour imposer son offre d’informatique cognitive Watson sur des marchés non anglophones.

Mais c’est délicat. Le groupe informatique s’est en l’occurrence aperçu que de simples traductions ne suffisaient pas à exploiter cette intelligence artificielle en mode multilingue : il faut systématiquement réadapter le moteur pour maintenir la capacité de raisonnement actuellement proposée dans la langue de Shakespeare…

Crédit photo : cybrain – Shutterstock.com


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