Transfert d’argent : WorldRemit s’adresse aux immigrés africains installés en France

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Start-up FinTech d’origine britannique, WorldRemit décline son service de transfert d’argent en français pour toucher l’envoi de fonds à l’international.

WorldRemit, service d’origine britannique de transfert d’argent via le Web et une application mobile, lance une déclinaison pour la France.

Le service, qui se veut « simple, rapide et économique », est disponible dans plus de 50 pays et plus de 125 destinations.

Il est possible d’envoyer de l’argent dans le monde en procédant à un virement bancaire, un retrait d’espèces ou créditer un porte-monnaie mobile ou recharger un téléphone mobile.

« WorldRemit propose désormais ce transfert instantané et économique aux communautés maghrébines et africaines installées en France », explique Ismail Ahmed, fondateur et CEO de WorldRemit, cité dans le communiqué.

« Il ne sera plus nécessaire de se rendre en agence, de payer des frais exorbitants, d’avoir du liquide sur soi et d’attendre des jours pour l’arrivée d’un transfert. »

WorldRemit s’appuie sur un réseau de banques et opérateurs de téléphonie mobile partenaires dans les pays du Maghreb et de l’Afrique concernés (Maroc, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Nigeria, Mali, Togo, Bénin…).

Selon l’INSEE, début 2013, on recense 5,8 millions d’immigrés vivant sur le territoire français.

D’envergure mondiale, WorldRemit veut surfer sur le gros marché du transfert d’argent évalué à 550 milliards de dollars au niveau mondial.

Il existe une vague de start-up FinTech qui cherche à prendre une part de ce gros gâteau grignoté par des acteurs établis historiquement dans ce domaine comme Western Unions ou MoneyGram.

En France, on trouve PayTop soutenu par Truffle Capital. Mais les initiatives fleurissent partout : Au Royaume-Uni, WorldRemit affronte TransferWise (qui a levé en début d’année 58 millions de dollars auprès du fonds californien Andreessen Horowitz) et Azimo.

Point commun entre ces trois acteurs britanniques : ils disposent tous d’une déclinaison française plus ou moins élaborée de leur service de transfert d’argent.

Sur ce marché juteux mais qui nécessitent des volumes importants de transactions, on trouve également l’acteur américain Xoom qui se trouve en mode pré-IPO.

Après avoir levé presque 150 millions de dollars (dont 100 millions de dollars en février avec l’appui de Technology Crossover Ventures et Accel Partners), WorldRemit serait valorisé 500 millions de dollars.

La société a été fondée en 2010 par Ismail Ahmed (CEO, doctorant et  ancien conseiller aux Nations Unies), Catherine Wines (CFO, une Française vivant à Londres depuis une vingtaine d’années, ex-manager Travelex) et Richard Igoe (Responsable de l’intégration).

Son modèle économique repose sur des frais fixes par montant de transaction (« Les plus bas par rapport à ses concurrents », nous souffle l’agence de communication de WorldRemit en France).

WorldRemit revendique 300 000 transactions par mois. Son volume d’affaires en 2014 était estimé à 25 millions de dollars.
Installée à Londres, la société dispose d’antennes aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande.


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