Très haut débit : la France en décalage dans l’échiquier européen

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L’Idate constate que la France reste parmi les derniers pays européens couverts en très haut débit, malgré un bon taux de commercialisation des accès.

La France reste en queue de peloton dans le classement européen du très haut débit fixe.

C’est l’un des principaux enseignements à tirer d’une étude dont l’Idate présentait les conclusions ce mercredi 6 juillet 2016.

Dans le cadre des 10es Assises du très haut débit, l’institut montpelliérain a évoqué un décalage « particulièrement marqué en 2013-2014 », bien que l’écart tende à se réduire un peu.

Fin 2015, sur 220 millions de foyers européens, 162 millions (74 %) pouvaient disposer d’un accès à plus de 30 Mbit/s, toutes technologies confondues, de la fibre au VDSL en passant par le câble Docsis 3.0.

En France, ce taux avoisinait les 50 %.

Dans les pays les mieux classés, comme Malte, le Danemark ou la Lituanie, l’infrastructure serait mieux adaptée, avec un réseau câblé plus fourni et des longueurs de cuivre plus courtes qui permettent de délivrer le VDSL au plus grand nombre.

Pour Dominique Meunier, responsable des activités télécoms de l’Idate, le point positif est le fait que « les investissements dans la fibre son porteurs d’avenir » ; or, la France a justement  enclenché le levier dans le cadre du Plan France Très Haut Débit, lancé en 2013 et qui vise une couverture massive du pays en FTTH à l’horizon 2022.

En attendant, l’Idate constate que la couverture en accès à 100 Mbit/s s’élève à 38 % dans l’Hexagone. C’est mieux qu’en Pologne, en Croatie, en Italie et en Grèce (1 % pour cette dernière), mais assez loin de la moyenne européenne de 48,7 %… et des points à 80 % enregistrées entre autres au Portugal et en Irlande.

Sur la question du taux de souscription rapporté à celui de la couverture, la France s’en sort mieux : à environ 10 %, la proportion peut sembler modeste, mais elle place le pays au 2e rang dans l’UE, derrière l’Allemagne et ses 14 %.

Comme le note toutefois Silicon.fr, l’adoption du très haut débit ne suit globalement pas le déploiement des nouvelles générations d’infrastructures : sur les 74 % de foyers couverts dans l’Europe des 28 (en incluant donc le Royaume-Uni), seuls 28 % ont souscrit un abonnement très haut débit. Un taux qui monte à 41 % pour les foyers qui disposent de liaisons à plus de 100 Mbit/s.

Crédit photo : focal point – Shutterstock.com


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