Très haut débit : l’Aforst prône un encadrement visant France Telecom

Mobilité

Pour le club des opérateurs alternatifs français, la boucle locale passive de France Télécom doit faire l’objet d’une régulation “globale et cohérente”

L’ Association française des opérateurs de réseaux et de services de télécommunications (Aforst) vient de répondre à la consultation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) sur le cadre à mettre en place pour favoriser le développement du très haut débit en France.

Le club français des opérateurs alternatifs a dégagé plusieurs enjeux : initier le chantier du très haut débit “sans créer une nouvelle fracture numérique”, réduire les barrières à l’entrée en mutualisant les fourreaux existants et les nouveaux équipements et égalité entre acteurs pour développer une offre attractive et concurrentielle de THD.

Car l’Aforst craint “la reconstitution d’un monopole d’accès par l’opérateur historique” en l’absence d’obligation simultanée d’accès aux fourreaux et aux câbles (fibre ou cuivre). L’accès aux fourreaux de France Telecom et de la possibilité d’offrir des circuits continus apparaît comme stratégique.
Mais, sachant qu’une partie de ceux-ci “sont déjà saturés ou en voie de l’être et que les informations concernant leur disponibilité sont incomplètes”, l’Aforst demande une “régulation globale et cohérente de la boucle locale passive de France Télécom”.

La boucle locale, “héritage-avantage”

Toujours selon la vision de l’Aforst, l’opérateur historique dispose d’un net avantage sur le marché émergent du très haut débit. Celui-ci est lié à “l’héritage unique de la boucle locale” : génie civil, câbles et fourreaux, liens à l’intérieur des immeubles connectant des dizaines de millions d’abonnés en cuivre pour le moment.

Sans un encadrement règlementaire très clairement délimité, le club des opérateurs alternatifs estime que France Telecom pourrait basculer son réseau de cuivre en fibre optique rapidement en écartant le jeu d’une concurrence loyale. Une attitude qui ne serait effectivement pas très “fiber play” de la part de l’opérateur leader en France. 


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