Très haut débit : un trio d’opérateurs pour gérer la DSP en Hauts-de-Seine

Mobilité

Selon Les Echos, le Conseil général s’apprête à déléguer Eiffage, Numéricâble et LD Collectivité comme DSP pour le déploiement du réseau optique.

Le déploiement d’un réseau à très haut débit en fibre optique dans le département des Hauts-de-Seine se rapproche. Selon Les Echos en date du 14 décembre 2007, le Conseil général devrait désignerle 21 décembre prochain le délégataire du service public chargé du déploiement et de l’exploitation du réseau de nouvelle génération. Il devrait s’agir du groupement Eiffage, Numéricâble et LD Collectivité, une filiale de Neuf Cegetel.

Le projet prévoit de livrer 800 000 prises optiques (pour 1,5 million d’habitants) dans l’ensemble du département d’ici à fin 2012. Elles seront principalement destinées aux ménages altoséquanais mais aussi aux administrations et établissements scolaires. La concession du réseau est accordée sur 25 ans. Mais la rentabilité économique devrait émerger dès la cinquième année.

Les investissements, publics et privés, sont évalués à 422 millions d’euros. Selon le rapport des services techniques tombé entre les mains du quotidien économique, le montant de l’investissement serait inférieur aux offres avancées par les concurrents Axione et MPG Contracting.

Des différences qui s’expliquent par la réutilisation des gaines du réseau de Numéricâble, ce qui permet d’économiser des dépenses en travaux de génie civil. D’autre part, le consortium choisi aurait accepté de réduire sa demande de participation publique à 59 millions d’euros.

Cas de concurrence déloyale ?

Le consortium Eiffage-Numéricâble-LD Collectivité ne commercialisera pas son réseau directement auprès des utilisateurs finaux. Il revendra ses services d’accès aux opérateurs habituels : Free, Neuf Cegetel, Alice et… Orange.

Cependant, le projet entre en concurrence frontale avec l’ambition de France Télécom (et des autres opérateurs de fibre optique) qui a commencé à déployer son propre réseau très haut débit sur les Hauts-de-Seine. Il restera à vérifier que la construction d’une boucle locale optique sur fonds publics ne constitue pas un cas de concurrence déloyale.


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