Tribune SQLI : Les Google Glass mortes ? Pas pour le BtoB !

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Comment SQLI perçoit le développement des Google Glass ? La parole est donnée à des experts de l’agence conseil dans la transformation digitale (bonus galerie photos : test iDTGV).

Les Google Glass déjà usées ? Les développeurs d’applications se détourneraient des Google Glass, selon Silicon.fr. Les lunettes connectées de Google traverseraient une crise d’adolescence. Et certains faits divers cités dans Le Figaro rappelle combien la question de la protection de la vie privée demeure sensible.

La fin annoncée des Google Glass ? SQLI, l’agence conseil dans la transformation numérique qui a organisé en octobre l’expérimentation des lunettes connectées de Google appliquées aux contrôleurs iDTGV, prend la défense du concept.

Les experts de SQLI s’accordent à dire que les Google Glass ont permis d’ouvrir la voie sur les objets connectés que l’on porte sur soi. Cela étant, après avoir réalisé plusieurs POC utilisateurs pour des clients SQLI, les cas métier avec une Google Glass restent marginaux.

“En effet, les freins juridiques (droit à l’image, CNIL) et sanitaires (puce Wi-Fi, surchauffe) restreignent l’utilisation des Google Glass à un usage professionnel, avec une durée limitée à quelques heures (les Google Glass sont utilisées par exemple en chirurgie)”, commente Lionel Mathieu, Responsable Offre Innovation SQLI Nantes.

“D’autre part, le fait que les Google Glass ne s’adaptaient pas, au début, à la vue de porteur de lunettes était une contrainte supplémentaire.” Tout en poursuivant : “Chez SQLI, nous n’avons d’ailleurs jamais souhaité développer des applications pour le public mais dès le début pour les entreprises. Le cas de la SNCF avec les contrôleurs le démontre bien !”

Quelles perspectives pour les Google Glass ?

“Il y a eu un effet pervers au lancement des Google Glass, car il y a eu de nombreuses méprises sur les possibilités réelles, ce qui a rendu les premiers usages très déceptifs. Mais les Google Glass sont une énorme promesse pour l’avenir et ne cessent d’évoluer !”, estime pour sa part Thomas Gayet, Responsable du Lab Innovation SQLI à Paris.

“Depuis peu, elles s’adressent aussi aux porteurs de vraies lunettes, chauffent moins, et sont de plus en plus puissantes, mais elles n’ont pas encore atteint leur maturité, tout comme, plus largement, les objets connectés.”
L’expert se montre confiant : “La maturité va se produire à la fois sur la partie Hardware des objets, qui vont de plus en plus évoluer, mais aussi sur les usages, qui vont naturellement se démocratiser.”

Selon Jean-François Garreau, Expert SQLI des technologies Android, il faut rester optimiste sur l’évolution des Google Glass : “Pour moi le projet n’est pas mort ! Ce qui fait que les gens se détournent actuellement du développement des Glass, c’est en partie le manque d’évolution matérielle du produit mais ça ne veut pas dire que Google va en rester là, même après la sortie de son produit final en 2015”.

L’expert Android énonce plusieurs raisons :

– Elles seront plus performantes et un grand nombre de freins aujourd’hui matériels (surchauffe, focus de la caméra, faible autonomie…) seront sûrement levés !

– En 2014, l’annonce est passée plutôt inaperçue mais pourtant elle est majeure. Les Google Glass sont compatibles avec le système de notifications d’Android Wear qui est lui un système pour les objets connectés très agréable à utiliser. De même, un rapprochement des 2 équipes n’est pas à exclure à l’avenir, permettant ainsi d’unir les développements et les possibilités associées.

Jean-François Garreau poursuit : “Google a introduit un nouveau concept d’objets connectés, qui permet aujourd’hui à d’autres sociétés de proposer des lunettes connectées avec de nouvelles applications embarquées. Nous pensons notamment à Optivent (Société Rennaise) qui propose des lunettes pour des usages tels que le sport (calcul de la distance d’un tir de balle de golf).”

SQLI, avec ses clients, teste et anticipe ces nouveaux objets et leurs usages pour mieux se préparer à leur arrivée sur le marché des entreprises et du grand public. C’est précisément ce que fait Lionel Mathieu : “Nous pensons qu’il faut développer avec les sociétés proposant des lunettes connectées un partenariat qui permette de proposer des applications simples et pertinentes. Nous maintenons pour 2015 dans notre Lab Innovation cet objet qui est peut être arrivé un peu trop tôt !”

Quelle vision de la part de SQLI sur le sujet ?

Pour nos experts, et notamment Jean-François Garreau, c’est indéniable :

“Les lunettes connectées sont un excellent outil de travail ! Mais pas forcément de divertissement. Aujourd’hui les gens ont peur de Big Brother : les lunettes connectées apparaissent donc clairement comme un facteur de risque qui va nuire à la vie privée. En revanche, comme outils de travail, c’est différent !”

“Le fait d’avoir les mains libres tout en étant capable de travailler rend l’outil particulièrement pertinent pour de nombreux usages métiers ! Cela n’exclut pas pour autant la possibilité d’une mise à disposition auprès des consommateurs : on peut par exemple imaginer que demain les musées soient dotés de lunettes connectées pour assurer les visites venant ainsi remplacer les casques audio.”

 “Google a été clairement le précurseur sur ce domaine mais de là à dire que ses lunettes domineront le marché, c’est moins sûr….”

“Pour conclure, les Google Glass pour le grand public : NON, nous pensons qu’il faut des objets connectés moins intrusifs. En revanche des Google Glass pour l’usage professionnel, SQLI dit OUI !”

Bonus exclusif : galerie photos expérimentation des contrôles de billets par Google Glass dans l’iDTGV (octobre 2014)

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Google Glass - iDTGV : un contrôleur porte les lunettes connectées
iDTGV, filiale du groupe SNCF vendant des billets TGV à tarifs réduits, a lancé une expérimentation avec les Google Glass. Un peu de buzz pour l’innovation.


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