Twitter ne bat pas en retraite à l’Assemblée nationale

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La commission des Affaires sociales de l’Assemblée exige le huis clos pour les débats sur la retraite. Mais les députés adeptes de Twitter organisent la résistance.

Twitter est donc banni des débats sur la retraite. Enfin presque.

Compte tenu de l’intrusion de l’usage du micro-blogging par les hommes politiques français, le Parlement cherche à limiter du réseau social lors des discussions sensibles.

Ainsi, dans le cadre de l’examen du projet de réforme des retraites par l’Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, Président de la commission des Affaires sociales, a décidé de maintenir le huis clos sur les débats qui commencent aujourd’hui.

“Cette décision est scandaleuse et antidémocratique!”, écrit Lionel Tardy sur son blog.

Le député de Haute-Savoie (UMP) et adepte de Twitter avait déjà lâché des informations via le réseau social lors de l’audition de Raymond Domenech (ex-sélectionneur de l’équipe de France de football) et Jean-Pierre Escalettes (Président démissionnaire de la Fédération française de football).

Une manière de “soulever médiatiquement ce problème de transparence des travaux parlementaires en commission”.

Précisons que Lionel Tardy ne fait pas partie de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

En dehors de la forme (l’usage de Twitter pour communiquer au-delà l’enceinte du Palais Bourbon), le député souhaite mettre l’accent sur un problème de fond : la transparence des débats à l’Assemblée nationale.

“Je déposerai à la rentrée une proposition de résolution modifiant le règlement de l’Assemblée nationale, afin de rendre publiques, de plein droit, les réunions des commissions”, peut-on lire sur son blog.

“Je rappelle, pour information, qu’au Parlement européen, toutes les réunions, séance plénière et commissions sont ouvertes au public.”

Du côté de l’opposition, difficile d’imposer un peu de discipline.

Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale a décidé de ne pas “twitter” les discussions en commission.

Mais on observe déjà un mouvement de résistance : Gaëtan Gorce, député socialiste de la Nièvre et et membre de la fameuse commission au cœur de l’actualité, vient d’ouvrir un compte Twitter.

De son côté, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale (ne figurant pas au sein de la commission des Affaires sociales), ne s’en prive pas non plus.


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