Twitter reste un service connu mais peu utilisé en France

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Si Twitter est un site connu de 60% des internautes en France, il n’est pourtant utilisé que par à peine 9% d’entre eux. Les entreprises surtout ont du mal à s’approprier ce service de micro-blogging.

Quelques semaines après le lancement de la version française de Twitter, L’Atelier, la cellule de veille technologique de BNP Paribas, et la start-up faberNovel, spécialisée dans la conception et la concrétisation de projets innovants, ont fait le point sur le phénomène Twitter en France.

Lancé en 2006 aux Etats-Unis, le service de micro-blogging a su miser sur une interface “simple et élégante pour devenir le SMS de l’ère Internet”, souligne Renaud Edouard-Barraud, responsable éditorial de L’Atelier, avec son obligation pour l’utilisateur de respecter une longueur maximal de 140 caractère par message, baptisé “tweet” (“gazouillis”)

Selon un sondage IFOP pour L’Atelier réalisé auprès de 1 025 internautes, si Twitter devient un phénomène de plus en plus remarqué sur Internet, il peine malgré tout à se constituer une base très élargie d’utilisateurs.

L’étude IFOP estime ainsi que, si le site de micro-blogging est connu par 60% des internautes interrogés, seulement 9% l’utilise activement comme moyen de communication.

Aujourd’hui, 90% du contenu sur le service est produit par 10% des utilisateurs.

“Twitter recouvre plusieurs usages. 50% de ceux qui y ont recours, particuliers comme professionnels, recherchent des informations et en font un vrai média personnel, 14% s’en servent pour créer un réseau d’experts et 13% comme un outil marketing et de publicité”, explique Philippe Torres, directeur des études et du conseil de L’Atelier.

Un outil encore mal apprivoisé par les entreprises

En outre, les entreprises semblent encore avoir du mal à dompter cet outil 2.0. A titre d’exemple, les marques et entreprises du Fortune 100 n’arrivent pas à s’implanter et à fédérer un nombre important de “followers” (internautes qui suivent les tweets d’un profil). “Twitter ne concerne encore qu’une minorité d’experts, d’entreprises et d’institutions”, souligne Philippe Torres.


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