Uber effectue sa première livraison commerciale en camion autonome

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Première livraison commerciale pour les camions à conduite autonome de la start-up Otto, dont Uber a fait l’acquisition cet été.

Il fallait être matinal pour croiser, jeudi dernier entre Fort Collins et Colorado Springs, le camion à conduite autonome affrété par la brasserie Anheuser-Busch.

Le semi-remorque de marque Volvo a transporté, sur plus de 150 kilomètres sur voie rapide, une cargaison de 51 744 canettes de Budweiser.

La livraison s’est déroulée avec l’aval des autorités de l’État du Colorado, sous la surveillance de la police des autoroutes.

Doré de deux caméras, d’un lidar, de deux radars frontaux et d’un GPS avec une cartographie préchargée, le camion a réalisé l’essentiel du parcours sans assistance humaine, à une vitesse moyenne de 90 km/h. Une personne présente dans la cabine – la législation sur place l’impose – a toutefois repris le contrôle sur les bretelles d’insertion et de sortie, ainsi que dans les zones urbaines.

Uber a pu apprécier le résultat de l’expérience, menée à l’appui des technologies développées par la start-up californienne Otto… passée dans son giron au mois d’août (on évoque une acquisition à 680 millions de dollars).

Anheuser-Busch était entré en contact avec la jeune pousse peu après le démarrage de ses activités en janvier dernier. Rien n’a changé sous l’ère Uber, selon l’équipe dirigeante, composée d’anciens Googlers dont Anthony Levandowski (qui s’était investi dans le Self-Driving Car Projet) et Lior Ron (cinq ans passés comme directeur produit pour Google Maps).

Le premier chapeaute désormais les travaux d’Uber sur le véhicule sans conducteur. Son associé est reste à la tête d’Otto, où son regroupés des profils venus d’Apple, HERE ou encore Tesla Motors.

La start-up exploite aujourd’hui cinq camions à conduite autonome. Elle assure que sa technologie est moins accidentogène que l’humain et qu’elle engendre des économies, entre autres de carburant.

Jusqu’alors, les expérimentations se sont concentrées sur les autoroutes, qui représentent environ 5 % du réseau de transport routier aux États-Unis. Otto vise plus large et compte inclure des paramètres plus imprévisibles comme la météo et le trafic.

En toile de fond, le service de fret auquel Uber a déjà dédié une page Web, invitant les entreprises et les livreurs intéressés à se signaler.


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