Le Parisien rapporte la réaction d’un des dix premiers convoqués par la Commission de Protection des Droits (CPD) de la Hadopi pour le troisième niveau de la réponse graduée.
Robert Tollot, un professeur de sciences économiques et sociales du lycée François-Mauriac dans la Loire, âgé de 54 ans, devra expliquer à la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet
pourquoi son adresse IP a été repérée par les ayants droit en train d’échanger des chansons de David Guetta et de Rihanna, ainsi que le film Iron Man 2, sur les réseaux P2P.
Le problème : il affirme n’avoir jamais téléchargé quoi que ce soit. « Je ne sais même pas comment on fait !« , précise l’enseignant.
Ces contenus culturels illégalement téléchargés ne sont non seulement pas à son goût, mais il explique même qu’à l’heure où il est accusé d’avoir téléchargé Iron Man 2, à 8h13 du matin, il était « en cours avec [ses] élèves. » Notons que Robert Tollot se précise « petitement » instruit sur les choses du Web.
« Quand j’ai reçu la première lettre, en novembre 2010, j’ai cru qu’ils faisaient du zèle, et j’ai répondu par écrit en expliquant qu’il y avait erreur« , explique-t-il au quotidien.
La Haute Autorité lui a demandé de vérifier si sa ligne est sécurisée, ce qu’il affirme avoir fait au mieux de ses moyens. Mais le processus répressif s’est malgré tout poursuivi.
Il a maintenant « l’impression d’être rentré dans un engrenage infernal« , et va devoir faire les 500 kms qui le séparent de Paris, à ses frais, pour se justifier.
« Si les choses allaient plus loin, je ferais un recours devant la Cour Européenne de Justice« , avance-t-il même, très remonté.
La seule explication plausible pour cette erreur est, selon lui, que son accès à Internet ait été piraté.
Nous pouvons remarquer que la présidente de la CPD nous a de vive voix confirmé lors des dernières rencontres publiques de la Hadopi que si les députés ont inventé le délit de « défaut de sécurisation » de son accès à Internet dans un tour de passe-passe législatif, la Haute Autorité ne veut punir que les téléchargeurs eux-mêmes.
Les membres de la Commission pourraient donc avoir à classer le dossier de Robert Tollot. Leur autre choix est de transmettre le cas à la justice, où le professeur de SES risque jusqu’à 1 500 euros d’amende et une coupure de son accès à Internet pendant un mois.
Si dès les 10 premiers convoqués, un innocent est obligé de faire 500 kms pour s’expliquer face à une autorité très contestée, le déficit de popularité de la Hadopi ne risque pas de s’arranger. Et s’il se retrouve devant la justice, son profil pourrait là encore lui assurer le soutien du public.
Une bien mauvaise affaire pour la Hadopi donc, que sa campagne de publicité à 3 millions d’euros ne pourra peut-être pas compenser.
L’interview de Robert Tollot par Le Parisien :
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Derniers commentaires
37 Responses to Un internaute convoqué par la Hadopi clame son innocence-
Le 15 juillet 2011 à 17:59 par thecricri
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Le 15 juillet 2011 à 18:20 par cave
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Le 15 juillet 2011 à 20:29 par pasetonnant
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Le 15 juillet 2011 à 20:36 par beunoix
Commentaires plus récents
Mais quelle est cette ( pseudo ) justice ??? ce simulacre de justice ??? par contre l’argent gaspillé à mettre en place et faire fonctionner cette parodie de structure lui n’a rien de « pseudo »….
il est grand temps de comprendre qu’il faut supprimer la loi hadopi,n’importe quel expert en informatique peux avoir accés à votre adresse ip ,il faut bien comprendre que proteger sa ligne est impossible
ce pauvre homme semble victime d usurpation d’adresse IP. il est en effet facile pour les personnes ‘ instruites ‘ à internet d apparaitre sous une adresse IP différente de celle rattachée à leur ligne.
qu’a prévu hadopi dans ce cas ??? défaut de sécurisation de la ligne !!! et de tout l internet pendant que l’on y est !
quel argent gaspillé en lois, communication, mies en place de répression ! bel exemple de la politique n’importequoitiste voulue par notre président.
C’est bien la toute la puissance de le Hadopi, qui reste une façon de faire du racket organisé…Défaut de sécurisation, c’est à mourir de rire, n’importe quel personne se baladant sur internet peut vite trouver comment passer outre une clé WEP ou encore WPA qui restent les seuls façons de sécuriser son WI-FI…Mais on préfèrera faire tomber une personne ignorante pour défaut de sécurisation car il n’a aucune compétence technique pour sécuriser convenable sa ligne et le prouver, que le petit malin qui lui sucre son Wi-Fi pour télécharger et qui par la même occasion est coupable d’intrusion dans un système d’information…
Cette loi est non seulement grotesque ( le délit de défaut de sécurisation de sa ligne ! Et pourquoi pas bientôt le délit de vocation inconsciente à faciliter l’épanouissement des pirates?) mais de plus et surtout, contraire aux principes généraux du droit puisqu’elle peut rendre pénalement quelqu’un responsable pour autrui.
Il est temps que le président reconnaisse son erreur. L’opposition a beau jeu de la souligner. On ne joue pas avec l’état de droit garant de nos libertés fondamentales.
« …les députés ont inventé le délit de « défaut de sécurisation » de son accès à Internet… »
Prochaine étape:
Une loi qui permettra au gouvernement de poursuivre les petits épargnants victimes de malversation bancaire.
Si on vivait vraiment en démocratie, on ne verrait pas une petite clique de parasites pondre des lois qui exploitent la grande majorité des citoyens.
Tout le monde reconnaît que cette loi, essentiellement voulue par des nantis qui ont le bras long, si long qu’il s’étend jusqu’à l’Elysée, est un peu n’importe quoi et va faire des victimes innocentes. Le cas exemplaire de ce professeur, un des 10 premiers convoqués, est appelé à se multiplier. Ce qui me choque plus profondément, c’est qu’une telle loi — bien faite ou mal faite, peu importe — est un pas de plus vers une société du flicage systématique. Faute supplémentaire, la réalisation en est confiée à des sociétés privées : à quand les premières révélations sur des glissements hors du cadre de la Loi ? Paradoxalement, on va bientôt devoir aller suivre des cours dans des zones de non droit et autres banlieues défavorisées, pour ré-apprendre à vivre libre, sans être soumis aux écoutes Echelon, Hadopi et tutti quanti.
Le piratage et un fléau qui enrichit certains.
Que l’on s’attaque aux pirates qui en font recette plutôt qu’aux honnêtes gens, ce serait sûrement moins couteux et plus efficace.
« défaut de sécurisation » même l’Etat se fait « pirater » les numéros de Cartes Bancaires. Alors, comment se fait-il ? Nos députés ont-ils chercher à sanctionner ce fait ? Leurs propres ingénieurs sont incapables de sécuriser les serveurs d’Etat mais un particulier est sensé savoir le faire…
faite comme moi investisé une antenne wifi a 3O euro de porte de 2 km et connecter vous par wifi gratuit , neuf , sfr , ect .. depuis 5 ans je ne paye pas internet et je ne payerais jamais pour ca , de tout facon je suis sdf , qui vit dans une caravane , et j’ai pas d’electriciter je me connecte sur batterie , et j’ai pas d’adresse , et je ne telecharge rien de tout facon. ainsi il ne vous reperons pas ! aucun abonnement a mon nom ni tel ni edf , ni internet. sinon creeont un wifi citoyen de carte wifi a carte wifi sans passer par les fai , c’est le future de l’internet , plus besion de centralisation . wifi adhoc voila . de pc a pc du voisin