Un Internet parallèle pour les scientifiques

Mobilité

La commission européenne vient d’accepter de financer partiellement la construction d’un réseau haut débit à hauteur de 200 millions d’euros et connectant près de 700 000 chercheurs et scientifiques européens.

Présenté comme le pendant européen d’Internet2 ? le réseau universitaire haut débit développé aux Etats Unis – le réseau à plusieurs gigabits de bande passante est prévu pour être terminé au début de l’année 2001. Il devrait s’étendre à travers les institutions de l’Union Européenne et des autres pays du continent.

Ce réseau haute technologie fait parti de l’initiative européenne lancée en décembre dernier. Ce projet inclus aussi l’accès à l’Internet moins cher, la généralisation des cartes à puces, l’encouragement du commerce électronique et la mise en ligne des services gouvernementaux et de santé.

La Commission européenne va financer le projet à hauteur de 40 %, soit près de 80 millions d’euros. Elle a d’ailleurs interrogé la communauté scientifique pour savoir comment investir au mieux cet argent. Les travaux pour mettre à niveau les infrastructures existantes dans le but de créer le réseau haut débit sont d’ailleurs prévus pour commencer dès le mois de juillet. Cette mise à niveau permettra de partager à travers de nombreuses installations universitaires et scolaires des applications gourmandes en bande passante.

Comme l’a expliqué David Secher, directeur des services de recherche à l’université de Cambridge, à nos confrères de VNUnet.com : “c’est une donation bienvenue car il y a un vrai besoin d’un réseau haut débit entre les centres informatiques. Les liaisons haut débit aident les scientifiques de l’informatique dans leurs recherches pour rendre l’Internet plus sûr, rapide et digne de confiance; elles ont aussi des qualités indéniables pour les domaines de recherches où de grandes quantités de données doivent être transférées, comme dans le champs de la recherche génétique. Elles servent aussi au télé-enseignement. Par exemple, les opérations chirurgicales avec des manipulations spéciales pourraient être diffusées dans tous les hôpitaux universitaires, permettant ainsi aux étudiants d’y assister. Aucune de ces recherches n’est possible sans de très bonnes et fiables liaisons entre les réseaux d’universités”.

Les observateurs prédisent que cette technologie va s’étendre des universités vers les applications commerciales d’ici quelques années, apportant à l’Internet public une plus grande vitesse (jusqu’à 1 000 fois plus vite) et une meilleure fiabilité.


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