Un nouvel éditeur Unix dans le collimateur de SCO

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Les entreprises continuent de faire confiance à Linux, et ce malgré l’offensive juridique de SCO Group. Pourtant, après IBM, ce dernier s’en prend désormais à Silicon Graphics.

La bataille juridique menée par SCO Group contre Linux entame-t-elle la progression du système d’exploitation Open source en entreprise ? Selon le cabinet d’études Forrester Research, tel n’est pas le cas. Ainsi seuls 16 % des responsables informatiques de 50 grandes entreprises interrogés par ses soins déclarent que l’offensive de SCO les dissuadent d’acheter du Linux. Quant aux autres, ils reconnaissent tout de même prendre quelques semaines ou mois supplémentaires afin d’étudier les éventuelles conséquences judiciaires avant de prendre leur décision. Les distributeurs Linux confirment de leur côté que les cycles de ventes se sont allongés. Pour 68 % des personnes interrogées, le faible coût de Linux reste son principal atout. Atout qui serait évidemment mis à mal si SCO parvenait à ses fins et, notamment, si l’éditeur forçait ces entreprises à lui acheter une licence comme il en a le projet (voir édition du 3 septembre 2003). Ces quelques chiffres sont publiés alors que, après IBM, SCO s’attaque à un autre éditeur d’un Unix propriétaire, Silicon Graphics Inc. (SGI). C’est ce qu’explique SGI dans un document légal transmis au régulateur de la bourse américaine, la SEC (Securities and Exchange Commission). Il y explique avoir reçu un courrier de la part de SCO affirmant que “suite à ses activités en relation avec le système d’exploitation Linux”, SGI ne respecte pas les termes de la licence Unix System V accordée par SCO et que SGI exploite dans son Unix propriétaire, Irix. En conséquence, SCO menace de mettre un terme au contrat à partir du 14 octobre. Bien évidemment, SGI conteste ces allégations et affirme que sa licence est irrévocable.


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