Une mini-caméra pour scanner du bout des doigts

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Hitachi a présenté au Japon une mini-caméra qui se tient comme un stylo. Associée à un logiciel de reconnaissance de caractères OCR, elle permet de numériser des textes à la volée.

En bon apôtre de la miniaturisation et du culte du gadget, le japonais Hitachi vient de présenter une nouvelle caméra qui réjouira les chercheurs en littérature et autres rats de bibliothèque. A mi-chemin entre le rasoir électrique et le stylo-surligneur, la caméra LinkStick présente à l’extrémité de son capot un capteur numérique CCD de 350 000 pixels capable de saisir des images fixes ou animées. Reliée à un PC grâce à son cordon USB, la caméra capture le texte d’un livre sur une surface de la taille d’un gros timbre (quatre centimètres sur trois). Le tout pèse 130 grammes et mesure douze centimètres de long, deux centimètres d’épaisseur et cinq en hauteur.

Sur l’ordinateur, un logiciel propriétaire de reconnaissance optique de caractères sert à stocker les textes. L’une des applications reine auprès des entreprises et des établissement (universités, bibliothèques) visés est celle de la traduction. Le logiciel reconnaît un mot dans une langue étrangère et le traduit instantanément. Selon le site AziaBizTech, à l’origine de ces informations, la caméra peut aussi reconnaître des dessins ou des icônes pour lancer une application. Son prix est de 23 000 yens, soit environ 1500 francs.

Un tel gadget peut se révéler précieux pour un scientifique qui doit consulter d’importants volumes de texte. D’autres appareils existent déjà en France, à l’exemple du C-Pen (voir édition du 23 mars 1999). Reste que ce stylo-scanner-organiseur, qui sert aussi à noter ses rendez-vous, possède un point faible par rapport au LinkStick : doué pour le texte, il ne capture pas la vidéo.

Pour en savoir plus : AsiaBizTech


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