USA : chronique de la mort annoncée de l’Internet mobile illimité

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Les offres mobile Internet 3G étaient en danger outre-Atlantique depuis un an. Leur fin est maintenant actée : Verizon, deuxième opérateur national, n’en vendra plus.

Les offres 3G illimitées sont en passe de disparaître aux États-Unis.

En cause, la limite théorique de débit des réseaux mobiles, qui serait atteinte rapidement si les mobinautes ne sont pas limités dans leur consommation effrénée. Une ritournelle souvent entendue en France également.

Le plus important opérateur du pays, AT&T, les avait déjà supprimées l’année dernière.

Son principal concurrent, Verizon Wireless, le rejoint ce 7 juillet. Le modèle choisi par les deux opérateurs repose sur un forfait fixe et des surcharges en cas de dépassement explique le site eWeek.

Par exemple, Verizon demandera 30 dollars par mois pour 2 Go de données, puis facturera 10 dollars par Go supplémentaire.

T-Mobile, le petit quatrième du marché, offre encore des abonnements illimités “à la française” où le débit est fortement réduit passé un certain seuil.

Mais avec son rachat par AT&T pour 39 milliards de dollars, il ne restera probablement bientôt plus qu’un seul opérateur majeur pour proposer de vraies offres illimitées : Sprint Nextel.

Aux États-Unis, cet abandon provoque pourtant la colère des consommateurs.

Parul Desai, conseiller sur les politiques de télécommunication pour Consumers Union, l’équivalent américaion de l’UFC – Que Choisir, a exprimé le désarroi des mobinautes américains au journal Boston Globe.

Il craint que même si les mobinautes utilisent moins de 2 Go de volume par mois (présentés par les opérateurs comme la moyenne de consommation, et donc utilisés comme base pour leurs offres standard), ils se limiteront dans leurs usages . “Peut-être que vous n’utiliserez pas [le service de VoD] Netflix, ou peut-être que vous n’essaierez pas une nouvelle application“, explique-t-il.

Sachant que le haut débit, fixe et mobile, était censé devenir un terreau pour l’innovation et la croissance lors du plan de relance de Barrack Obama en 2009, de telles limites pourraient facilement tuer dans l’œuf tout nouvel usage innovant.

En espérant que les opérateurs français ne suivent pas l’exemple de leurs comparses américains.


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