Les USA testent leur plan d’attaque en cas de cyber-guerre

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Le gouvernement américain lance ce mardi un exercice de simulation baptisé Cyber Storm III, lui permettant d’évaluer ses capacités de réaction en cas de cyber-attaque d’envergure.

Les Etats-Unis mettent sur pied leurs plans pour se préparer à une éventuelle guerre sur Internet.

L’administration américaine lance ce mardi 28 septembre un exercice à grande échelle et en conditions réelles lui permettant de tester la réaction et la capacité de résistance de son infrastructure informatique nationale en cas de cyber-attaque d’envergure.

Cette manœuvre, baptisée Cyber Storm III, concerne 7 ministères américains, y compris le Pentagone, 11 Etats, 60 entreprises privées et 12 pays partenaires des Etats-Unis (Australie, Canada, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Japon, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Suède, Suisse et Royaume-Uni).

La campagne Cyber Storm III est coordonnée par le ministère américain de la sécurité intérieure et est surtout l’occasion de tester le nouveau Centre National d’Intégration de la Cyber-sécurité et des Communications (National Cybersecurity and Communications Integration Center –NCCcyber storim IIIIC), opérationnel depuis octobre 2009 et qui a pour but de protéger le gouvernement et ses différentes entités des attaques informatiques en prenant en charge les opérations liées à la cyber-sécurité.

Brett Lambo, directeur de Cyber Storm III au sein de ministère de la sécurité intérieure, a souligné que cet exercice à grande échelle, qui devrait durer trois jours, restait une simulation. “Nous n’attaquons aucun vrai réseau. Nous ne propageons pas de réels malwares”.

Les centaines de participants recevront ainsi pendant quelques jours plus de 1 500 virus “simulés” et devront montrer leurs capacités à faire face et à combattre ces attaques imprévisibles, qui pourront notamment toucher les réseaux de télécommunications de l’administration américaine ou d’entreprises privées.

Cette simulation a ainsi pour but d’évaluer concrètement les capacités de partage des informations entre les participants, mais aussi de tester leur niveau de préparation et de réactivité face à la multiplication des cyber-attaques dans un court laps de temps.


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