Vente de médicaments en ligne : Christian Estrosi ne digère pas la pilule

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Dans la lutte contre la contrefaçon de médicaments, le Ministre de l’Industrie Christian Estrosi déclare la guerre aux sites de ventes de médicaments. Une activité illégale en France.

Christian Estrosi, ministre en charge de l’Industrie, a annoncé son intention de saisir la justice contre des sites de vente de médicaments qui seraient basés en France.

Et ce, en totale violation de la loi française.

Au cours d’une visite du laboratoire central d’analyses des contrefaçons de Sanofi-Aventis de Tours (Indre-et-Loire),  Christian Estrosi a demandé à ses propres services, ainsi qu’à ceux du ministère de la Santé, de recenser les sociétés françaises qui vendraient illégalement des médicaments sur le Web.

Quitte à émettre des mises en demeure visant les sites incriminés et à transmettre les dossiers les plus sensibles au Procureur de la République.

Toujours selon le représentant du gouvernement, la vente en ligne de faux médicaments coûte plus d’un milliard d’euros par an à la France.

Le ministre de l’Industrie estime qu’il s’agit là “d’autant d’argent soustrait au chiffre d’affaires des entreprises liées à la fabrication des médicaments et à leur capacité d’investissement dans la recherche de nouvelles substances actives”.

En évoquant la contrefaçon de médicaments, Christian Estrosi a déclaré que la France ne peut plus accepter “de voir ses efforts réduits à néants par une entreprise de pillage systématique de sa propriété intellectuelle”.

Selon le ministre en charge de l’Industrie, “près de 5% des médicaments en circulation en France seraient des contrefaçons”.

Au passage, Christian Estrosi a rappelé à l’ordre la plate-forme d’enchères eBay en l’incitant à signer la “Charte de lutte contre la contrefaçon sur Internet” dévoilée en décembre 2009.

D’autres acteurs du paysage de l’e-commerce français ont déjà adhéré comme PriceMinister et 2xMoinsCher.


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