VIA Technologies présente sa version mobile du C3

Mobilité

Après les circuits logiques et les processeurs pour ordinateurs de bureau, le taiwanais VIA Technologies aborde le marché des portables avec l’Antaur, une version mobile du C3 Nehemia.

Selon le cabinet d’études NPD, les ordinateurs portables ont représenté 54 % des ventes du marché américain au cours du mois de mai 2003. Fort de ce constat, VIA Technologies a décidé de présenter son nouveau processeur Antaur, basé sur le coeur Nehemia du C3 (voir édition du 24 janvier 2003) et cadencé à 1 GHz.

Une fréquence qui peut prêter à sourire face aux 3,06 GHz du Pentium 4 mobile d’Intel (voir édition du 12 juin 2003). Mais il faut rapprocher l’Antaur du Centrino, qui certes plafonne à 1,7 GHz, mais dont les versions à très basse consommation démarrent à 900 MHz. Car VIA vise, avec son processeur mobile, les machines ultra-portables et dotées de technologies de radiocommunication de type Wi-Fi (802.11x). L’Antaur bénéficie de PowerSaver 2.0, une technologie d’économie d’énergie qui réduit jusqu’à 50 % la consommation de la puce aux dépens de la fréquence d’horloge. A la fréquence maximale, le processeur consomme 11 watts selon son concepteur, ce qui devrait limiter les dégagements de chaleur, point fort de la version desktop du processeur.

Une plate-forme mobile multimédia

Pour le reste, l’Antaur bénéficie d’une architecture plus traditionnelle : 64 Ko de mémoire cache de niveau 2, 16 niveaux de pipelines, technologie StepAhead de prédiction de branchement, support des instructions multimédias SSE, unité de calcul de nombre à virgule flottante, etc. Couplé au chipset VIA CLE266, l’Antaur offrira une plate-forme mobile multimédia avec moteur graphique intégré, décodeur matériel du MPEG-2 et du son multicanal 5.1. Commercialisés dans un premier temps sur la région Asie, les ordinateurs équipés de l’Antaur débarqueront en Europe en fin d’année 2003.


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