La liberté des citoyens s’est réduite un peu plus en 2007. C’est globalement la conclusion que l’on peut tirer de l’étude The Privacy & Human Rights Report 2007 réalisée par les organisations Privacy International à Londres et Electronic Privacy Information Center à Washington qui observent les niveaux de surveillance des citoyens de part le monde. Autrement dit, le niveau d’activité de Big Brother.
En 2007, 70 pays (37 en 2006) ont été décortiqués par plus de 200 experts. Pour la première fois, Privacy International a établi un classement des zones géographiques étudiées selon le niveau de surveillance de leur population.
“L’extension des mesures de surveillance de la vie de nombre de personnes a aujourd’hui atteint un niveau sans précédent“, notent les auteurs du rapport. Une dégradation du respect de la vie privée qui s’explique en partie par les lois induites ces dernières à travers la lutte contre le terrorisme international et l’immigration illégale combinées aux moyens électronique de traçage des citoyens et de croisement des informations.
“Les avancées technologiques [...] l’interopérabilité entre les systèmes d’informations et la globalisation des informations ont provoqué une pression extraordinaire sur les garanties de respect de la vie privée“, peut-on lire dans le rapport.
“Extension de la surveillance de la société” en France
Sans surprise, si les pays comme la Chine, la Malaisie ou encore la Russie restent les bêtes noires des organisations de vigilance, une grande majorité des pays occidentaux et démocratiques ont vu leur conditions se dégrader considérablement en matière de respect de la vie privée.
Ainsi, le Royaume-Uni et les États-Unis ont rejoint les pays précités où la surveillance de la population est considérée comme endémique. La France n’est pas en reste puisqu’elle est passée d’une situation de ‘Quelques garanties mais avec affaiblissement des protections’ en 2006 à ‘Extension de surveillance de la société’ en 2007.
Le dernier rang avant de tomber dans la ‘Surveillance endémique de la société’ que vient notamment de rejoindre l’Amérique de George Bush.
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3 commentaires
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La technologie permet de plus en plus de surveillance des citoyens,l’atteinte aux libertés des citoyens n’est pas de son fait mais de ceux qui l’utilisent à ces fins.Il serait temps de mettre en place un équivallent du comité d’éthique en cette matière au niveau mondial,sans celà on peut redouter le pire…
Posté par : Leygonie, le 6 janvier 2008 à 16:42Les élus sont nuls en matière policière… Ils ne sont pas différents de la presque totalité de la population. Cependant, ce n’est pas sans conséquences graves sur la démocratie d’aujourd’hui et celle qui sera la nôtre demain. Car ils prennent pour du cash tout ce que la police leur dit et lui accorde tout ce qu’elle demande. Les élus doivent protéger les droits et libertés des citoyens. Je vous invite à visiter mon site pour en savoir davantage. ( http://www.etaupolicier.com )
Mon nom est Jacques Martel. Suis journaliste depuis près de quarante ans. J’ai enquêté pendant plus de six ans sur les activités clandestines et illégales de la police en civil du Québec, Canada. Dans ce monde de l’ombre et du silence, les droits et libertés ne valent rien. La problématique est universelle, les tactiques policières étant les mêmes partout. Bref, peu importe le pays où vous habitez, la police en civil ( municipale, régionale, provinciale ou nationale ) procède ainsi.
Posté par : Jacques Martel, journaliste indépendent, le 6 janvier 2008 à 18:03Publicité
Je crains que ce genre de dénonciation, d’un état de fait très éloigné de celui de droit, ne soit malheureusement qu’un caillou jeté dans la mer à marée montante. Le problème est trop vaste et global pour qu’un quelconque rapport aussi sérieux, honnête et documenté soit-il, ou des ouvrages, ne soit en mesure d’endiguer un tel phénomène, ni n’intéresse d’autres personnes que les très (trop) rares citoyens qui aient encore une vague idée de ce que recouvre le concept de libertés publiques. Notre société moderne est fondé sur l’individu au détriment du sentiment d’appartenance à un corps social. La conséquence logique en est une dissolution du lien collectif, un isolement des personnes, une difficulté croissante à communiquer et le transfert de la sociabilité sur des vecteurs de communication virtuelle qui, sous couvert d’informer et d’échanger, conditionne le citoyen à vivre en permanence dans le double rôle d’un voyeur-exhibitionniste de sa propre existence et de celle des autres. Dans la mesure où nous sommes, depuis longtemps, entrés dans une gestion légale, souvent pénale et criminaliste, de la misère, de la santé et des comportements individuels qualifiés de déviants (tabac, alcool, conduite automobile, sexe, nourriture, etc…), comment s’étonner que l’individu-citoyen, alerté en permanence sur la dangerosité de toute activité et ne pouvant plus compter sur une solidarité de structures disparues (famille, voisinage, milieu professionnel, etc…), ne soit pas lui-même demandeur à l’Etat d’une sécurisation contre la violence omniprésente qu’il paie, inconsciemment, du prix de sa liberté ?
Posté par : François MION, le 8 janvier 2008 à 10:12Ajoutez un commentaire