Virtualisation : VMware s’apprête à proposer gratuitement son hyperviseur

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L’éditeur riposte à l’offre Hyper-V de Microsoft, qui est désormais embarquée sans surcoûts dans Windows Server 2008.

Nommé début juillet à la tête de VMware, en remplacement de Diane Greene, Paul Maritz vient de profiter de la présentation des résultats financiers du deuxième trimestre 2008 pour faire une annonce importante. Le PDG de VMware, un ex-dirigeant de Microsoft, a précisé que sa société proposera désormais gratuitement une version embarquée de son hyperviseur ESX : l’ESXi (le “i” faisant référence à “inside”).

Difficile de ne pas y voir une riposte au nouvel Hyper-V de Microsoft, désormais intégré au système d’exploitation Windows Server 2008, et à la montée en puissance d’offres concurrentes, s’appuyant sur le projet open source Xen (désormais détenu par Citrix) : par exemple celles de Sun Microsystems et, plus récemment, de Symantec. Ou encore au projet oVirt de Red Hat, qui vise à développer un hyperviseur embarqué pour Linux.

“Le projet de proposer gratuitement ESXi était en gestation depuis pas mal de temps en interne et il vient d’arriver à maturité”, nous répond toutefois Lionel Cavallière, responsable marketing Europe de VMware. Signalant au passage que VMware, contrairement à son concurrent Microsoft, “n’impose pas de choix de système d’exploitation a priori” avec son hyperviseur.

Brique de base gratuite ; services à valeur “ajoutée” payants”

Jusqu’ici facturé de 495 à 1090 dollars par serveur (suivant la configuration du serveur et la durée du support), ESXi est selon lui une version “embarquée” et “épurée” de l’hyperviseur (elle pèse 32 mégaoctets). Dès lundi, son éventuelle intégration aux serveurs des constructeurs sera donc gratuite et l’offre sera aussi librement accessible en téléchargement.

Le modèle gratuit doit permettre à VMware de “diffuser plus largement sa solution, en particulier auprès des PME”, selon Lionel Cavallière. Et surtout d’attirer davantage d’utilisateurs vers d’autres services payants. Le responsable de VMware estime en effet que cette démarche ouvre la voie à une meilleure valorisation des autres “surcouches” applicatives auprès des utilisateurs. Notamment le système Vmotion de migration des machines virtuelles vers des machines physiques et DRS (Distributed Resource Scheduler), un outil de gestion dynamique des ressources.

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