Visa fait cavalier seul dans le monde du m-paiement

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Visa Europe va proposer une application mobile faisant office de service de transfert électronique de fonds entre des comptes bancaires, par l’intermédiaire de smartphones. Le créancier, détenteur d’une carte Visa, sera identifié par son numéro de téléphone.

Visa secoue le monde du m-paiement et annonce le lancement imminent d’une application mobile destinée aux particuliers, baptisée Visa Mobile Person-to-Person.

Tout détenteur d’une carte bleue pourra procéder au virement électronique de fonds depuis son smartphone, vers celui de son créancier. Il suffira de saisir un simple numéro de téléphone mobile, ou même un numéro de carte Visa.

En ébullition depuis l’intronisation du Google Wallet, l’entreprise unilatérale de PayPal et les menaces consécutives du projet concurrent dénommé Isis, le paiement mobile acquiert progressivement ses lettres de noblesse, diversifie son champ d’usages et entre dans une phase de démocratisation.

Visa Europe se détache toutefois de la technologie NFC pour matérialiser, sous la forme d’une application Android et iOs, sa propre vision du virement bancaire sécurisé, sans dépendance vis-à-vis de PayPal, Moneybookers et consorts.

Selon des propos tenus au Figaro, ce service “sera lancé dans les prochains jours“. Les banques françaises qui ont élu la solution Visa devraient s’aligner avant la fin de l’année.

A l’instar de Kwixo, produit dont le Crédit Agricole fait la promotion depuis cet été, il permet la réalisation de transactions bancaires entre deux utilisateurs de smartphones compatibles.

La démarche fonctionne depuis n’importe quelle carte Visa, vers n’importe quelle autre carte Visa“, souligne Peter Ayliffe, le P-DG du groupe Europe. Plus exactement, cette universalité prétendue ne vaut que pour la zone euro.

A compter du mois d’octobre, les utilisateurs domiciliés dans l’Union européenne bénéficieront en parallèle d’un service d’alertes censé faciliter le suivi des comptes (dépassements éventuels de plafond, paiements supérieurs à 100 euros) et l’opposition en cas de perte, vol ou fraude.

Le concept s’apparente en quelque sorte à une redéfinition de la banque en ligne. A la sempiternelle interface Web se substitue une application dédiée, exécutée sur le petit écran d’un smartphone et dispensant d’aller consulter ses relevés au distributeur.


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