Vivendi-Universal et Sony lancent PressPlay

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PressPlay, la plate-forme de distribution de musique en ligne de Universal et Sony, lance des offres d’abonnement aux Etats-Unis par l’intermédiaire de MSN Music, Roxio et Yahoo. L’impossibilité de transfert sur baladeur et un faible nombre de morceaux autorisés à la gravure posent les limites de ces premiers pas de Majors sur le Net.

Il aura fallu attendre près de 6 mois après la fermeture de Napster pour voir réellement débarquer les mastodontes de l’industrie du disque sur le Net. En effet, quinze jour après son concurrent MusicNet (voir édition du 4 décembre 2001), PressPlay lance ses premières offres d’abonnement à son service de musique en ligne. Avec MusicNet c’était Warner, EMI et BMG qui faisaient leurs premiers pas en ligne, d’abord début décembre par l’intermédiaire du service RealOne de Real Networks, puis une semaine plus tard sur AOL (voir télégramme du 12 décembre 2001). De son côté, le lancement ce mercredi 19 décembre de PressPlay marque l’arrivée de Universal et Sony, même si d’autres initiatives en formes de test avaient déjà été déployées, telle e-Compil en France (voir édition du 25 octobre 2001). Pour ses débuts, les abonnements à PressPlay sont proposés sur MSN Music, Yahoo et Roxio, en attendant MP3.com, le site racheté par Universal. La présence de ces trois partenaires était annoncée. Microsoft fournit en effet sa technologie de gestion des droits numériques (DRM, “Digital rights management”), le format audio employé par PressPlay et le lecteur multimédia qui va avec. Yahoo était pour sa part associé de longue date au projet ; quant à Roxio, il apporte sa solution de gravure de CD.

Quatre abonnements différents

Passée la période promotionnelle liée au lancement, le service est disponible sous forme de 4 offres d’abonnement identiques quelque soit l’intermédiaire. Celle de base, le “Basic Plan” donne accès pour 9,95 dollars par mois (environ 11 euros) à 200 titres en écoute en streaming et 30 en téléchargement. Pour 14,95 dollars (environ 17 euros), vous accédez au “Silver Plan” : 500 écoutes, 50 téléchargements et la possibilité de graver 10 titres sur CD. Ajoutez 5 dollars pour atteindre 19,95 dollars (environ 22 euros) et vous passez, avec le “Golden Plan”, à 750 écoutes, 75 téléchargements et 15 gravures. Enfin pour 24,95 dollars (environ 28 euros) c’est le “Platinum Plan” et ses 1 000 écoutes, 100 téléchargements et 20 gravures. Sur le papier les offres sont plutôt séduisantes, d’autant qu’un morceau écouté moins de 30 secondes n’est pas comptabilisé et qu’un morceau téléchargé non écouté n’est pas crédité pour le mois en cours. De plus, il est possible d’enregistrer les morceaux téléchargés sur deux ordinateurs différents. Honnête certes, mais par contre il faut avoir à l’esprit qu’une fois l’abonnement résilié tous les titres rapatriés sont bons à jeter à la poubelle – pardon la corbeille. Hors abonnement, ils sont en effet impossibles à écouter. Et ne croyez pas contourner cette contrariété en transférant les morceaux sur un baladeur MP3 : le système de DRM de Microsoft l’empêche. De même la gravure des morceaux reste très limitée. Et pour cause : Roxio, l’éditeur du logiciel de gravure Easy CD Creator, bride le plug-in fourni pour les morceaux de PressPlay (voir édition du 13 décembre 2001).

US only

Avec ce mode de distribution en ligne il reste en revanche une nouvelle manière de découvrir de la musique en parcourant les artistes classés par genres musicaux, artistes, morceaux ou popularité. Il est également possible de partager ses Playlists avec celles des autres abonnés ou de découvrir des artistes ayant des affinités avec d’autres ou dans le même genre musical. Le service permet également d’accéder à des informations sur les groupes, biographies et sites officiels par exemple. Les titres proviennent des catalogues de Universal et Sony, mais également de celui d’EMI et d’indépendants comme Matador ou Razor & Tie. Mais PressPlay n’indique pas combien de morceaux figurent dans la base au lancement. Quoi qu’il en soit, nul besoin de s’exciter inutilement : PressPlay reste pour l’instant réservé aux Américains.


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