VoD : Hulu n’a besoin de personne, pas même d’Amazon

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Les studios propriétaires de Hulu retournent leur veste et mettent fin aux appels à candidatures pour un éventuel rachat de la plate-forme de vidéo à la demande. De quoi pérenniser le service avant d’en céder définitivement l’exploitation ?

Ultime rebondissement dans un feuilleton amorcé au début de l’été : Hulu n’est plus à vendre. Malgré des rumeurs de rachat par Google ou Amazon, le service de vidéo à la demande, qui compte près de 30 millions de souscripteurs, veut poursuivre son expansion à l’international.

Rémunéré à la fois par la publicité et les adhésions des abonnés aux formules Premium, Hulu est un paradoxe à lui tout seul.

Longtemps pressentis pour céder l’entité à des acquéreurs potentiels comme Microsoft, Google ou encore Yahoo, les copropriétaires se sont rétractés par l’entremise d’un communiqué publié ce 13 octobre.

Aux côtés du fonds d’investissement Providence Equity Partners, les studios Walt Disney, NBC Universal et News Corp ne s’en justifient pas, mais balayent d’un franc revers l’éventualité, encore évoquée le 9 octobre dernier, de rejoindre les rangs d’Amazon.

A l’aube d’un été riche en revirements dans le monde de la VoD, les candidats à un rachat se bousculaient au portillon. Hormis AT&T, Morgan Stanley était sur le coup.

Les effectifs se sont progressivement réduits à une peau de chagrin, après la défection d’Apple, qui aurait manifesté un intérêt tout particulier, avec une offre à 2 milliards de dollars.

Fort d’un effectif de 300 personnes, pour un chiffre d’affaires 2011 estimé à 500 millions de dollars, Hulu aborde un tournant stratégique.

Son implantation au Japon (et le déploiement simultané d’une offre à 19 dollars par mois) marque une volonté certaine de conquérir un nouveau public.

De quoi pérenniser le service avant d’en céder l’exploitation une bonne fois pour toutes ?


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