Vodafone prêt pour une OPA sur SFR ?

Mobilité

Selon le Financial Times, Vodafone souhaite toujours prendre le contrôle de SFR, la filiale de téléphonie mobile de Cegetel. Aucune annonce officielle n’a été faite du côté de l’actionnaire majoritaire, Vivendi. Le quotidien britannique estime pourtant probable une OPA d’ici la fin du mois.

SFR sur le point d’être racheté ? C’est en tout cas ce qu’avance le Financial Times dans son édition d’hier. Selon le quotidien économique, Vodafone se préparerait à lancer une OPA hostile sur le deuxième opérateur mobile français. Ce dernier est détenu à 80 % par Cegetel et, déjà, à 20 % par Vodafone. Cegetel est à son tour contrôlé par Vivendi à 44 % , Vodafone (15 %), British Telecom Group (26 %) et l’américain SBC Communications (15 %).

L’opérateur britannique de téléphonie mobile détient déjà 32 % de SFR. Selon le Financial Times, Vodafone lancera son OPA avant la fin du mois. L’échéance correspond en fait à deux dates. En premier lieu, Vivendi doit présenter le 25 septembre sa stratégie et notamment ses projets de cessions d’actifs, mais surtout cela correspond à la fin de la d’une période dit de “lock-up” qui empêche la vente d’actions sans l’accord de tous les actionnaires, et qui arrive à échéance le 23 septembre.

La France, où SFR détient 34,4 % de parts de marché, est le seul grand pays européen où Vodafone n’est pas acteur de premier plan. Le géant britannique pourrait proposer 12,3 milliards d’euros pour prendre le contrôle de la filiale mobile de Cegetel, affirme le quotidien.

SFR, une des filiales bénéficiaires de Vivendi

De son côté, Vivendi, qui vient d’entamer un plan de cession, n’a pas annoncé officiellement la vente de SFR. Ce dernier, qui devrait générer un cash flow évalué à quelque 700 millions d’euros pour l’exercice 2002, est au contraire une véritable manne pour le groupe.

Pour réussir cette OPA, Vodafone doit obtenir l’accord des autres actionnaires de Cegetel, BT Group et SBC. Des opérateurs eux aussi, et eux aussi engagés dans d’ambitieux plans de restructuration et de désendettement. British Telecom a d’ores et déjà déclaré qu’il était prêt à céder ses parts.

Vodafone ne dément pas l’annonce du Financial Times. Toutefois, il souhaite minimiser l’information. Selon Reuters, qui cite des sources proches du dossier, l’opérateur souhaite toujours prendre le contrôle de son concurrent français SFR, mais seulement si Vivendi Universal était un jour vendeur.


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