Voiture autonome : Google reprendrait le volant sans lâcher les pédales

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Google aurait abandonné l’idée de développer une voiture autonome sans volant ni pédales pour se recentrer sur des initiatives à plus court terme.

Commercialiser un véhicule autonome sans volant ni pédales ne serait plus d’actualité chez Google.

Le média spécialisé The Information, qui en réfère à plusieurs sources dites « proches du dossier », affirme par ailleurs que la firme américaine se concentre sur ses partenariats avec les constructeurs automobiles, dans la lignée d’un premier accord officialisé au mois de mai avec Fiat Chrysler et dont on a aperçu les premiers fruits il y a quelques semaines avec des minivans Pacifica sans conducteur.

Il est également question d’un changement de configuration : comme on l’évoquait la semaine passée, le projet – connu en interne sous la dénomination « Chauffeur » – sortirait du X Lab (« laboratoire d’innovation disruptive » du groupe) et serait placé sous le contrôle direct de la holding Alphabet, en tant qu’entité indépendante.

Google se serait mis en quête d’un responsable administratif pour accompagner l’installation de l’équipe dans de nouveaux locaux.

Route encombrée

L’ouverture d’un service de taxis à conduite autonome serait toujours sur la feuille de route pour fin 2017. On surveillera d’éventuelles jonctions avec l’offre d’autopartage proposée via Waze…. et surtout l’évolution de l’environnement concurrentiel, marqué entre autres par le démarrage commercial d’une autre flotte de taxis autonomes : celle d’Uber, à Pittsburgh.

Plus au nord, à Boston, nuTonomy s’est lancé dans une expérimentation similaire.

Tesla a également confirmé avoir l’intention de monter un réseau basé sur les voitures autonomes de ses clients ainsi que sur une flotte exploitée en propre.

BlackBerry compte aussi prendre la route en amorçant, début 2017, des tests sur les routes de l’Ontario sur une Lincoln MKZ modifiée par ses soins avec la plate-forme QNX dédiée au monde de l’embarqué.

Apple est, comme à son habitude, plus réservé sur ses ambitions. Le top management aurait fixé l’échéance de fin 2017 pour évaluer la faisabilité d’un projet et décider définitivement de l’orientation à prendre.

Au cas où la dimension hardware demeurerait (c’est peu probable, à en croire les derniers bruits de couloir, qui font notamment état de difficultés à nouer des accords avec les fournisseurs de pièces auto), restera, comme pour Google, à trancher sur la question du volant et des pédales.


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