Vulog : le « créateur d’autopartages » lève 8,4 millions d’euros

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Bpifrance accompagne la nouvelle levée de fonds (8,4 millions d’euros) de Vulog, dont la plate-forme technologique permet de créer des services d’autopartage.

Accélérer, avec un focus sur l’Asie, le développement international de sa technologie embarquée et de sa plate-forme logicielle qui permettent de mettre en place des services d’autopartage : c’est le principal objectif de Vulog après sa troisième levée de fonds (8,4 millions d’euros).

Cette expansion géographique était déjà une priorité lors du précédent tour de table (1,2 million d’euros), réalisé auprès d’un bouquet d’investisseurs de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur… dont certains, comme Conseil Plus Gestion et PACA Investissement, ont remis au pot.

L’opération de financement annoncée ce jour est emmenée par Environmental Technologies Fund (fonds de capital-croissance basé à Londres) et le Fonds Écotechnologies, géré par Bpifrance dans le cadre du programme gouvernemental des investissements d’avenir.

Fondé en 2006 à Nice par David Emsellem et Georges Gallais, deux ingénieurs issus de l’INRIA, Vulog travaille notamment avec Communauto à Montréal et Transdev à La Rochelle dans le cadre de projets d’autopartage* destinés au public. Sur les usages en entreprise, on citera Sixt et son offre CarSharing ou encore PSA avec ses véhicules « Car Sharing Ready ».

Avec sa plate-forme modulaire, Vulog peut mettre en place de l’autopartage en boucle, en trace directe ou… en libre service intégral ; c’est-à-dire sans station (« free floating »), donc plus flexible par nature.

Au-delà de l’architecture même du service, la valeur ajoutée réside surtout dans les options disponibles. Que ce soit au niveau de l’installation du kit d’autopartage dans les véhicules (Vulog travaille à certifier ce processus ; pour le moment, un constructeur européen a homologué le tableau de bord en première monte), de la mise en place du back-office de gestion ou du développement des applications front-end. On peut penser à la gestion des cartes d’essence ou à l’écran tactile paramétrable avec code PIN, manuel d’utilisation ou navigation.

La solution est fournie, entre autres, à des loueurs, des constructeurs, des gestionnaires de flottes et des collectivités en Europe et en Amérique du Nord. L’Asie s’inscrit comme une priorité au vu de la saturation automobile qui se dessine – BlaBlaCar, qui vient de lever 200 millions de dollars, a suivi la même logique pour s’installer en Inde au début de l’année.

* Le cabinet Frost & Sullivan estime le marché de l’autopartage à 600 000 véhicules et 30 millions d’utilisateurs en 2020.

Crédit photo : tai11 – Shutterstock.com


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