Walawa : Internet dans le téléviseur

Mobilité

C’est une première en France : un poste de télévision intégrant un accès Internet. Le Walawa, commercialisé par la société du même nom, permet à la fois de surfer sur Internet et de regarder la télévision. Même si l’affichage laisse à désirer, le prix attractif en fait un moyen peu coûteux de découvrir le Web ou de rédiger ses premiers mails.

Un téléviseur directement relié à Internet, voilà ce que propose Walawa. La technologie employée est fournie par NetGem, la société qui a développé la Netbox, un boîtier d’accès Internet à relier à sa télévision (voir édition du 24 mars 1999). Walawa, c’est en fait la Netbox directement dans le téléviseur. “Mais avec un prix nettement inférieur à celui d’un téléviseur et d’une Netbox pris séparément”, tient à préciser Julien Cohen, l’un des associés fondateurs de Walawa.

“Les Walawa sont vendus entre 1 700 francs, pour le modèle avec une diagonale d’écran de 55 cm, et 2 500 francs, pour le 70 cm”, explique Julien Cohen. Des prix clairement attractifs pour des appareils en rayons depuis aujourd’hui même, 27 septembre, “d’abord dans les magasins Casino, puis ils devraient ensuite être rapidement disponibles dans les principales enseignes de la grande distribution”, reprend Julien Cohen.

Mais détaillons un peu la bête. Le téléviseur est un poste d’entrée de gamme classique avec un écran 50 Hz. Le système d’exploitation est propriétaire NetGem, il tourne sous Linux 2.2. Le navigateur employé est Mozilla, le coeur de Netscape. Avec 8 Mo de RAM et 8 de ROM, les capacités en terme de mémoire sont réduites, mais suffisantes pour surfer. Walawa supporte le HTML 3.2, Java 1.1, Flash 3, les Mpeg 1, 2 et les fichiers audio MP3, ainsi que les autres formats sonores Midi et AV.

Le modem est compatible avec la norme V90, il permet donc une connexion à 56 Kbit/s. Pour l’instant, aucune connexion haut débit n’est disponible, mais l’ADSL pourrait bien être supporté ensuite. On peut déplorer le manque d’entrées/sorties, il n’y a qu’un port parallèle, de quoi brancher une imprimante. Nécessaire si l’on veut garder une trace de ses pages, car Walawa n’inclus aucun disque dur.

La navigation à la télécommande est plutôt fastidieuse, puisqu’il faut se déplacer de lien en lien grâce à des touches haut, bas, droite et gauche. On s’y habitue, mais avec des frames cela devient pénible, de plus les ascenseurs n’apparaissent plus. Pour rédiger un mail ou entrer une adresse URL, un clavier apparaît à l’écran, et il faut sélectionner les touches une à une. Heureusement un clavier sans fil est disponible en option, pour 200 francs.

Reste que la contrainte principale provient de l’affichage. Sur le téléviseur, la résolution est de 640 pixels par 520. Trop peu pour la majorité des sites, d’où la nécessité de zoomer en arrière pour obtenir une page dans toute sa largeur. L’ennui est qu’ensuite le contenu est souvent trop petit pour être parfaitement lisible. Heureusement certains sites supportent le format “friendly TV”, celui utilisé par le Walawa. C’est bien entendu le cas du portail développé par Walawa qui n’était pas encore en ligne à l’heure où nous rédigeons ces lignes. Des contenus développés en interne l’alimenteront, ainsi que des partenariats dans les principaux domaines que l’on retrouve sur Internet : loisirs, achats en lignes, finance, etc.

Pour être tout à fait complets, ajoutons que le Walawa possède un micro intégré et un emplacement pour une carte à puce. Aujourd’hui la carte sert à identifier l’utilisateur et le connecter, ensuite l’emplacement pourrait permettre des transactions par carte bancaire. Ajoutons aussi que les communications sont facturées au tarif d’une communication locale. Evolutivité réduite et affichage congru du Web, tel est le prix à payer pour découvrir Internet à moindre coût.

Pour en savoir plus  :

* Le portail Walawa

* NetGem


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