Le Web français se met à l’heure de la mobilité

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Des éditeurs aux opérateurs télécoms, l’écosystème numérique intègre dans sa réflexion les terminaux mobiles, qui ont représenté près de 20% du trafic Web en France au mois de septembre.

Porté par le développement des réseaux à (très) haut débit et par le dynamisme d’un marché ultra-concurrentiel, notamment en termes d’offre hardware, l’essor des smartphones et des tablettes redéfinit le paysage du Web français.

Telles sont les principales conclusions du dernier baromètre de Médiamétrie* (document PDF, 3 pages) : 18% des accès Internet réalisés en septembre 2013 proviennent du mobile.

56,3% de ce trafic trouve son origine sur des terminaux équipés du système d’exploitation Apple iOS (iPhone, iPad, iPod Touch) ; 38,8%, sur des appareils Android. Windows Phone et BlackBerry représentent respectivement 2,1% et 1,3% de l’échantillon.

Comme entrevu en juin dernier auprès des mobinautes sondés par ComScore, la consommation de contenu vidéo entre progressivement dans les moeurs : 26,5% des Français possesseurs d’un smartphone et/ou d’une tablette s’adonnent à cette activité.

En période de rentrée, les sites pap.fr (ventes et locations immobilières) et Studyrama (portail dédié aux étudiants) ont connu les plus fortes hausses de fréquentation.

Pour faire face à cette sollicitation de l’Internet mobile et à la nécessité d’accroître les capacités en bande passante, les opérateurs et fournisseurs d’accès déchargent de plus en plus ce trafic vers les réseaux fixes et Wi-Fi.

En 2012, 33% de la totalité du trafic de données mobiles dans le monde ont ainsi été transférés. En 2017, ce taux atteindra, d’après Cisco, 46%.

Le déploiement progressif de la 4G devrait également contribuer, au fil des années, à la forte croissance du trafic de données mobiles.

Le phénomène se traduit aussi par un emballement des revenus publicitaires.

A l’échelle du Globe, YouTube générerait désormais près d’un quart de son chiffre d’affaires via les smartphones et les tablettes.

Facebook, qui compte en France 17 millions d’utilisateurs sur mobile, chouchoute lui aussi ce canal dont est désormais issu plus d’un tiers de son chiffre d’affaires lié aux annonceurs.

Selon le cabinet eMarketer, le réseau social de Mark Zuckerberg aura capturé, en 2013, 15,8% des revenus publicitaires sur smartphone, contre 1,85% pour Twitter… et 53,1% pour Google.

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La situation devrait fortement évoluer en termes de trafic – mais pas de visites – avec l’internet des objets.

Dans un rapport rendu début septembre, l’institut d’études Idate estime qu’à l’horizon 2020, près de 80 milliards de dispositifs communiqueront en ligne dans le monde : 85% seront des objets connectés, contre 11% de terminaux et 4% des accès trouvant leur origine dans le M2M.

A noter tout de même qu’à l’heure actuelle, le trafic global sur Internet – associant le trafic mobile à celui réalisé sur PC – est en légère baisse, de l’ordre de 2 à 3% entre 2012 et 2013.

* Les résultats sont basés sur les connexions enregistrées auprès de 250 ‘souscripteurs’ à la solution eStat’Web, qui mesure la fréquentation des sites Internet.

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Crédit photo : EMPTYGLASS – Shutterstock.com


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