WiMax : une quarantaine de prétendants sur 175 restent en lice

Mobilité

Les acteurs industriels ou publics ont confirmé leur intérêt pour acquérir une licence. L’Arcep donnera des précisions mardi prochain.

On peut appeler cela un écrémage. Le 6 janvier en fin d’après-midi, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) annonce qu’une “quarantaine” d’acteurs ont déposé un dossier pour acquérir une licence Wimax. Mais elle n’a pas encore divulgué les noms des postulants.

Le 10 janvier prochain, elle devrait communiquer un compte-rendu “détaillé” (constat ou non de rareté des fréquences par région, nombre de demandes par région, noms des acteurs, etc.).

Rappelons qu’en octobre 2004, lors de la première phase de la procédure d’acquisition des licences WiMax, 175 candidats s’étaient manifesté par le biais d’une lettre d’intention (voir édition du 18 octobre 2005).

Création de consortiums

Selon l’édition des Echos en date du 6 janvier, les prétendants qui restent en lice ont cherché à monter des consortiums régionaux. Un “rassemblement des forces” que l’Arcep avait recommandé afin d’optimiser l’exploitation des futures licences.

Ainsi, le quotidien économique avance un quatuor d’acteurs télécoms composé de TDF, Axione, LDCollectivités et Naxos qui postuleraient pour une licence commune WiMax.

Pourquoi ADW Network n’y va pas

Un nombre important d’acteurs se sont désistés entre les deux tours. Dans cette liste figure notamment ADW Network. Ce prestataire lyonnais spécialisé dans les liaisons sans fil, de courant porteur en ligne (CPL) et de téléphonie sur IP a donné plusieurs raisons pour expliquer ce désenchantement.

“Compte tenu de notre expérience de la boucle locale radio et de nos tests WiMax, nous sommes convaincus que cette technologie ne mérite pas le niveau dinvestissement demandé par lArcep et encore moins les enchères prévisibles”, estime le prestataire télécoms dans un communiqué de presse diffusé le 2 janvier.

En novembre 2004, ADW Network avait obtenu une licence expérimentale pour réaliser des tests WiMax avec la ville d’Albertville (Savoie) jusqu’au 31 janvier 2006.

Regard vers le marché secondaire

D’un côté, le prestataire reconnaît ne pas disposer de la “capacité technique et financière” pour assurer un éventuel déploiement en WiMax. Mais, de l’autre, il garde un oeil sur le dossier car il compte étudier les possibilités du marché secondaire qui devrait apparaître dans le cadre de l’exploitation des licences WiMax. “A la condition, encore, que ce concept, nouveau en France, soit clarifié par l’Arcep”, précise ADW Network.


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