Windows Defender : Kaspersky porte plainte contre Microsoft à Bruxelles

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Kaspersky, éditeur de solutions de sécurité IT d’origine russe, dénonce un présumé déséquilibre sur son marché de prédilection à cause du duo Windows Defender/Windows 10.

Cela faisait longtemps : par le biais d’une saisine de Kaspersky, Microsoft se retrouve à nouveau impliqué dans un dossier anticoncurrentiel devant la Commission européenne.

On ne parle pas directement de l’influence de Windows sur le marché informatique mais de la place accordée à Windows Defender au sein de Windows 10. L’éditeur de solutions de sécurité d’origine russe Kaspersky monte au créneau avec une plainte déposée à Bruxelles.

En novembre 2016, le fondateur Eugène Kaspersky avait déjà signé une contribution blog en dénonçant la place de Windows Defender, la solution de sécurité de Microsoft, placée par défaut dans Windows 10.

Selon l’expert en sécurité IT et entrepreneur russe, la firme de Redmond a installé une technique permettant la réactivation de Windows Defender et l’abandon, voir la désinstallation, des solutions de sécurité tierces comme celle de Kaspersky.

Outre une saisine à Bruxelles, une autre procédure a été entamée auprès de l’autorité allemande en charge de la concurrence. De leur côté, les autorités russes (Russia’s Federal Antimonopoly Service ou FAS) se sont déjà saisies de la question.

« Nous sommes confiants dans le fait que les fonctions de sécurité de Windows 10 sont conformes aux lois sur la concurrence. Et nous répondrons à n’importe quelle question émanant d’un régulateur », assure un porte-parole de Microsoft.

Jadis, les relations entre Microsoft et la Commission européennes ont souvent été houleuses au regard des dossiers antitrust portant sur l’influence de l’OS Windows et de ses composants (comme le navigateur Internet Explorer).

Par exemple, en 2004, Microsoft avait été condamné à une amende de presque 500 millions d’euros pour abus de position dominante sur le marché des systèmes d’exploitation. Cette procédure à rebondissement en raison de la multiplication des volets et des recours avait perduré jusqu’en 2012.


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