Yahoo étend la conservation des données à 18 mois

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Yahoo opère un retour en arrière en décidant de faire passer le délai de conservation des données personnelles des internautes de 90 jours à… 18 mois. Que va dire l’Union européenne ?

Mauvaise nouvelle pour les internautes et les partisans du droit à l’oubli. Yahoo fait un bond en arrière en annonçant que, d’ici la fin juillet, la durée de conservation des données personnelles de ses utilisateurs sera portée à 18 mois, contre les 90 jours instaurés en 2008

Alors que les autorités européennes préconisent une rétention des données ne dépassant pas les 6 mois…

En avril 2008, le groupe de travail Article 29 qui fédère les structures de type CNIL à un niveau européen, soulignait qu’il “ne voyait pas de raison d’étendre le délai de conservation au-delà de six mois ».

Ainsi, Yahoo se réserve le droit de détenir les données des internautes liées aux logs de connexion, aux recherches en ligne, aux pages vues et cliquées, aux publicités vues et cliquées.

De son côté, Google affiche une durée de rétention des données de 9 mois (et de deux ans pour les cookies), et Microsoft (Bing) est passé sous la barre des 6 mois.

Pourquoi une telle volte-face ? Anne Toth, Chief Trust Officer pour Yahoo, justifie la nouvelle politique de la firme de Sunnyvale en avançant des raisons concurrentielles.

« Durant ces trois dernières années, la façon dont nous, et les autres entreprises, offrons des services en ligne et la manière dont les consommateurs utilisent Internet ont fortement changé. Donc, nous sommes revenus en arrière pour apporter aux consommateurs des expériences individuelles plus poussées », souligne-t-elle.

Ainsi, le groupe Internet a décidé de rallonger la durée de conservation des données des internautes pour une raison majeure, selon lui : lui permettre de personnaliser davantage et pendant plus longtemps les résultats de recherche et les services proposés à ses internautes.

“Ce revirement est regrettable. Il s’agit d’un véritable retour en arrière qui témoigne du peu de cas que les grandes sociétés américaines font de la législation européenne”, s’indigne Yann Padova, le secrétaire général de la CNIL, rapporte 01net.com.


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