YouTube : un média mastoc à défaut d’être un mass média

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Selon une étude du Pew Research Center, YouTube dispose d’un statut particulier dans l’univers des médias. Le profil même des contributeurs prête à confusion.

Souvent, on considère YouTube comme le deuxième outil de recherche dans le monde après le moteur Google.

Selon une étude du Pew Research Center, la plate-forme vidéo confirme aussi son rôle de medias d’information dans le monde. Voire de mass media ? Le pas n’est pas franchi.

Sur la période du 11 au 18 mars 2012, les vidéos portant sur le tremblement de terre suivi du tsunami du Japon sont restés dans le haut du palmarès en termes de visionnages (96 millions de consultations).

Mais la plateforme n’est pas encore en mesure de concurrencer les networks du paysage audiovisuel américain (Fox News, NBC, CNN…) en termes d’audience. Elle joue plutôt le rôle d’amplificateur.

Selon Pew Research Center, les internautes perçoivent à travers YouTube une nouvelle forme de journalisme audiovisuelle (“a new kind of visual journalism”).

Elle donne l’opportunité à tout citoyen ou témoin d’un évènement de revêtir des habits de reporter.

La puissance des images diffusées par ce canal lors des révolutions liées aux printemps arabes a marqué les esprits. Et cela continue avec le cas de la Syrie.

La plateforme a dépassé le statut du service vidéo sur lequel on met ses montages amateurs à montrer dans un cadre de famille ou d’amis.

Elle est désormais considérée comme un service d’information personnalisé et à la demande et les sources sont diverses.

Selon l’étude du Pew Research Center qui s’échelonnent sur une période de 15 mois (janvier 2011 à mars 2012), 39% des vidéos d’actualité sont des films d’internautes lambda, 51% disposent d’une estampille d’un média d’information (même si les vidéos ne sont pas forcément produites par des journalistes professionnels), 5% émanent d’entreprises et de groupes politiques, et 5% restent non identifiées.

Une confusion des genres dans ce robinet d’information qui demande un peu de recul pour l’analyse.

Grâce à ses fonctions de propagation virale, chacun à sa chance de devenir une vedette sur YouTube. Prime à l’originalité des contenus vidéos, qu’ils soient sérieux ou loufoques.

La dimension “zéro filtrage” (sauf contenus X ou appelant à la haine) associés à YouTube est appréciée des internautes qui piochent à satiété dans la masse de vidéos uploadées.

Quitte à se perdre en route dans la jungle des contenus qui restent difficiles à hiérarchiser. Et ce malgré le développement de chaînes thématiques.

Faut-il rappeler les indicateurs hallucinants : YouTube assure que plus de 72 heures de vidéos sont chargées sur son site chaque minute, et que plus de quatre milliards de vidéos sont visionnées chaque jour.


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