Bug Bounty : chez HackerOne combien rapporte la chasse aux bugs

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Certains hackers et indépendants peuvent vivre de programmes et primes de chasse aux bugs informatiques proposés via la plateforme. Mais pas tous.

HackerOne met en relation hackers « éthiques » et entreprises prêtes à les payer pour la découverte et la résolution de failles informatiques. Les multinationales s’y retrouvent. Mais qu’en est-il des chercheurs en sécurité et des travailleurs indépendants à travers le monde qui découvrent des failles dans ce cadre ?

À fin juillet 2018, la plateforme HackerOne a revendiqué plus de 200 000 inscrits (mais ambitionne le million). Ces derniers auraient découvert et résolu 78 000 vulnérabilités avant qu’elles ne soient exploitées à des fins malveillantes. Et ce dans le cadre d’un millier de programmes de chasse aux failles (Bug Bounty Programs).

20 000 dollars… par an

Certains hackers indépendants peuvent en vivre. Mais pas tous. Chez HackerOne toujours, 12% des inscrits obtiendraient par ce biais 20 000 dollars ou plus par an. Et les mieux rémunérés (3%) gagneraient plus de 100 000 dollars par an.

Le Département de la Défense américain (DoD), General Motors, Lufthansa et Starbucks font partie des organisations qui utilisent HackerOne et sont prêtes à payer les hackers éthiques. Elles auraient versé 34 millions de dollars de primes au total par ce biais.

HackerOne, qui compte Bugcrowd et Synack parmi ses concurrents, a été créée en 2012. Et ce à l’initiative de chercheurs en sécurité et d’anciens membres de Facebook, Google et Microsoft. D’autres, dont Yogosha, ont opté pour une approche « privée » du Bug Bounty.

(crédit photo © alphaspirit – Shutterstock.com)

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Auteur : Ariane Beky
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