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Cloud gaming : Blacknut surfe sur l’émulation autour des jeux vidéo en streaming

La start-up rennaise Blacknut vient de boucler sa première levée de fonds de 2,4 millions d’euros auprès de GO CAPITAL (société de gestion de fonds de capital-innovation), du fonds Nestadio Capital et d’investisseurs individuels via une campagne de financement participatif sur la plateforme GwenneG (d’origine bretonne).

Blacknut a été créée en janvier 2016 par Olivier Avaro, un ingénieur spécialiste du codage audio et vidéo au profil d’entrepreneur (ex-Orange et Streamezzo cédée à l’israélien Amdocs).

La start-up a vocation à distribuer des jeux vidéo à la demande, accessibles en streaming et en distribution multi-canal (TV, ordinateur, tablette et smartphone). En suivant les modèles de Netflix pour la distribution de films ou de séries à la demande ou d’un Spotify pour la musique en streaming.

Pour son lancement, Blacknut disposera d’un catalogue de 200 titres issus de studios indépendants (Might & Delight, Toxic Games, The Sidekicks) ou historiques (Codemasters, Milestone). Mais les grands éditeurs de jeux vidéo comme Ubisoft ne figurent pas dans la liste des partenaires de la start-up.

Le pré-lancement auprès de bêta-testeurs surviendra en juin en vue d’un vrai lancement commercial prévu en fin d’année. Après la France, Blacknut envisage de passer à une exploitation au niveau européen voire une extension en Amérique du Nord.

En collaboration avec Eric Bustarret (CTO, co-fondateur), Olivier Avaro parie sur l’essor du cloudgaming (un marché évalué à 440 millions d’euros en 2017) associé au développement du très haut débit. Blacknut compte séduire 500 000 abonnés d’ici 2022. Tout en profitant de la nouvelle vague e-sport.

Forte d’une équipe d’une vingtaine de personnes et avec l’appui des pôles de compétitivité Images & réseaux et Cap Digital, Blacknut compte se rapprocher des opérateurs réseaux pour proposer un abonnement multi-écrans (« à moins de 20 euros par mois »).

Mais il faudra se montrer persuasif face à des groupes télécoms comme Orange ou SFR qui veulent s’ancrer aussi directement dans le cloud gaming ou des plateformes de divertissement comme Steam.

En 2014, le groupe de Stéphane Richard avait pris une participation dans la société japonaise G-cluster (financée auparavant par…le fonds SFR Développement).

De manière encore plus précoce, Orange et SFR avaient fait appel chacun de leur côté à Metaboli pour animer des portails gaming. La plateforme d’origine française de jeux vidéo à télécharger (dont la création remontait à 2001) continue d’être exploitée sous la marque Gamesplanet.

(Crédit photo : Blacknut)

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