Convergence : la Slingbox libère la vidéo du poste télé

Mobilité

Sling Media, qui commercialise des boîtiers pour distribuer les vidéos sur divers supports (télé, PC, mobile), arrive en France. Reportage.

Rendez-vous est donné mardi matin dans la suite 220 du palace Costes K, situé entre le Trocadéro et les Champs-Élysées. Sling Media a loué une chambre luxueuse pour effectuer une démo de ses boîtiers IPTV pour le PC, le mobile et les postes de télévision.

La société californienne, filiale du groupe américain Echostar Corporation, lance la commercialisation de ses passerelles de convergence de contenus en France. La commercialisation débutera d’ici la fin du mois dans des grandes enseignes de distribution de produits high-tech (physiques et virtuelles) dont la liste n’est pas encore fournie. Retour au Costes K : on y retrouve Stuart Collingwood, vice-président de la zone Europe-Moyen Orient-Afrique (EMEA) de Sling Media, qui accueille les journalistes avec un PC, un mobile et un écran télé haute définition Samsung. Histoire de faire basculer les contenus en fonction du support hardware de son choix.

Une présentation Power Point permet de rappeler les fondamentaux : la Slingbox est un boîtier qui redirige le flux vidéo d’un poste de de télévision, d’un lecteur DVD ou d’un enregistreur vers le PC du téléspectateur, quelle que soit sa localisation (à domicile, au bureau ou en déplacement via l’Internet).

En termes de concurrence, Stuart Collingwood évoque le dispositif Location Free de Sony apparue en 2006. Quid de l’Apple TV ? « C’est juste une source pour la Slingbox », assure notre interlocuteur. La société californienne a été fondée en juin 2004 par les frères Krikorian (des passionnés de base-ball qui ne voulaient pas rater un seul match selon la légende).

C’est en 2006 que les activités européennes de Sling Media ont débuté au Royaume-Uni (Stuart Collingwood habite à Londres d’ailleurs). Puis elles se sont étendues à la Scandinavie.

Trois produits en France

Maintenant, Sling Media s’attaque à la France. Selon Stuart Collingwood, la Slingbox est compatible avec les principaux fournisseurs de bouquet de chaînes télévisées du marché français : décodeurs TNT, câble, ADSL et satellite. Trois produits seront prochainement disponibles dans l’Hexagone : la version Solo de la Slingbox (qui supporte la convergence avec un périphérique vidéo numérique) sera commercialisée au prix de 199,99 euros TTC. Comptez cent euros de plus dans sa version Pro (4 périphériques convergents).

Enfin, Sling Media compte aussi proposer la Slinglink, un accessoire permettant de créer un réseau à domicile en utilisant les courants porteurs en ligne (CPL) qui sera facturé 99,99 euros.

Puissance mobile

Les fonctions les plus spectaculaires sont liées à la mobilité : Stuart Collingwood effectue une démo vidéo avec un portable Nokia N95 pour diffuser une série télé diffusée sur une chaîne anglaise… Pour cela, il utilise l’interface de commandes SlingPlayer Mobile depuis son terminal mobile, permettant de communiquer avec sa Slingbox située à Londres.

Le représentant de Sling Media utilise les réseaux 3G des opérateurs mobiles par voie de roaming pour faire transiter les flux vidéo. « Ca freeze », glisse Stuart Collingwood. Quelques fois, l’écran de télé mobile se fige car la 3G sur le réseau d’Orange a du mal à passer dans l’enceinte de l’hôtel. Pour plus de confort, les réseaux HSDPA (3G+) sont recommandés et les essais sur EDGE (2G) se révèlent médiocres. « C’est sûr, ma facture mobile va quand même gonfler », poursuit-il, conscient du coût exorbitant du roaming de data mobile.

Les fonctions de la Slingbox sont compatibles avec la plupart des systèmes d’exploitation mobiles : Windows Mobile, Symbian, Palm OS, BlackBerry… La version iPhone est très attendue mais Stuart Collingwood refuse de préciser l’échéance de disponibilité. Trop tôt également pour dévoiler les projets concernant Google Androïd.


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