Financement start-up : les Net-entrepreneurs veulent jouer “collectifs” avec ISAI

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60 Net-entrepreneurs français, dont Pierre Kosciusko-Morizet (PriceMinister), Geoffroy Roux de Bezieux (Virgin Mobile) et Stéphane Treppoz (Sarenza), créent le fonds de pré-amorçage ISAI.

Dans la chaîne de financement d’une start-up, où intervient ISAI ? “Lorsque le business frémit”, considère Pierre Kosciusko-Morizet, qui a déjà soutenu en solo une douzaine de jeunes pousses.

Plus précisément, ISAI a vocation à combler un vide entre l’appel aux business angels pour le démarrage de l’activité et le recours aux fonds d’investissement pour un premier tour lorsque le business a vraiment démarré.

Les tickets par start-up se situent dans la fourchette 500 000 euros – 2,5 million d’euros.

Les dossiers seront sélectionnés avec parcimonie : 3 à 4 investissements d’ici fin 2010 (une quinzaine sur quatre ans) alors que le fonds reçoit déjà une centaine de dossiers par mois.

Seules les jeunes pousses françaises évoluant dans la sphère Internet – mobilité (BtoC ou BtoB) seront prises en compte.

Trois critères seront pris en compte : la pertinence du projet, la valeur professionnelle de l’équipe fondatrice, des besoins en capitaux de l’ordre de 5 à 10 millions “pour devenir des leaders”.

Au sein du capital des jeunes pousses suivies, ISAI veut jouer le rôle d’un “gros minoritaire” (15 à 20%), “un actionnaire de référence plus entrepreneur-friendly que les fonds de capital-risque classique”, selon Jean-David Chamboredon.

Avec la volonté d’être “influent” sans “prendre le pouvoir” au sein de la société “backée”, précise Stéphane Treppoz.

Libre ensuite à un des entrepreneurs du club ISAI de s’investir davantage dans les levées de fonds ultérieures s’il accroche vraiment au projet.

ISAI : des motivations entrepreneuriales plus que fiscales

“Nous voulons favoriser l’émergence de futurs champions dans le secteur stratégique de l’économie digitale”, poursuit Geoffroy Roux de Bezieux.

Mais ISAI n’a pas vocation à rester ad vitam æternam au sein du capital des jeunes pousses.

Des stratégies de sorties à moyen terme seront évaluées (revente de la participation dans le cadre d’une introduction en Bourse ou une revente industrielle).

“On entre plus tôt dans le capital donc on prend plus de risques”, commente Jean-David Chamboredon. Mais cela peut s’avérer payant si on tombe sur le futur Google ou Skype.

Quelles sont les intentions des entrepreneurs qui s’impliquent dans ISAI ? “Personne n’est venu pour des raisons fiscales. Il n’y a pas de logique ISF derrière”, assurent les représentants du nouveau fonds.

“Jusqu’ici, on jouait individuel. Mais la limite, c’est une question de temps pour aider les sociétés. Maintenant, on joue collectif”, commente  Geoffroy Roux de Bezieux.

Alors que des fonds Internet plus individuels comme Jaina Capital (Marc Simoncini, Meetic) ou Kima Ventures (liant Jérémie Berrebi de Zlio et Xavier Niel d’Iliad-Free) apparaissent sur le marché…

Quant au premier investissement d’ISAI, il devrait être révélé courant mai.

Les entreprises Internet impliquées dans ISAI
118218, 24h00, Alapage, AOL-Fr, APosition, AuFeminin, Boursorama, BDDP, B2L, CityVox, DirectGroup, Directinet, Empruntis, FastBooking, FittingBox, Fortunéo, Freever, FullSix, Google-Fr, HighDeal, Ilog, InfoBébés, Kelkoo, Micromania, MisterGoodDeal, NetCentrex, NotreFamille, Okyz, PhotoBox, PickUp Services, PriceMinister, Prosodie, Sarenza, ScreenTonic, SeLoger, Sophis, ThePhoneHouse, TravelPrice, Vente-Privée, VisionIQ, VoyagerMoinsCher, Wanadoo, WebHelp, Wcube, WizzClub…Précisons que la liste des 60 entrepreneurs ne sera pas divulguée car “certains préfèrent la discrétion tout en ayant la compétence”, selon  Pierre Kosciusko-Morizet. Précisons que Ouriel Ohayon (ex TechCrunch-Fr) fait partie des membres fondateurs.

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