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Internet fixe : pourquoi l’Arcep veut intégrer une API dans les box

La mauvaise qualité d’un accès internet fixe est-elle forcément due au réseau de l’opérateur ? Pour le savoir, il importe de mieux caractériser l’environnement utilisateur.

Cet enjeu est au cœur d’une consultation publique que l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) organise jusqu’au 27 mai 2019.

Le régulateur des télécoms envisage d’y répondre par l’intégration d’une API dans les box.

Les outils de test de la qualité de service internet pourraient interroger cette API. Elle transmettrait une « carte d’identité » de l’accès : technologie, débit souscrits, performance du Wi-Fi… Le tout en dégradant moins l’expérience utilisateur que des solutions comme une sonde matérielle, un agent dans la box ou un logiciel à installer sur le terminal utilisé pour tester.

L’implémentation serait obligatoire pour les opérateurs disposant d’au moins 1 million de clients actifs sur les marchés de détail grand public fixe.

Elle serait facultative sur certaines box. En l’occurrence, celles qui :

  • utilisent le satellite comme moyen principal d’accès à Internet ;
  • utilisent la 4G sans prendre en charge la 5G ;
  • ne circulent pas à plus de 10 000 unités.

JSON en sortie

Certaines des spécifications que transmettrait l’API sont natives, à l’image des données sur les connexions LAN et WAN ou du compteur d’octets (cross-traffic). D’autres, comme le débit souscrit par l’utilisateur, seraient récupérées depuis le système d’information des opérateurs.

L’API, dans ses spécifications actuelles, ne répond pas sur une connexion HTTP sans chiffrement TLS. La connexion doit, de manière générale, utiliser TLS 1.2 ou une version plus récente. TLS 1.0 et 1.1 sont tolérés « s’ils sont présents suite à une contrainte de l’opérateur ».

Toujours pour des raisons de sécurité, l’API n’est accessible que depuis le réseau local de l’utilisateur final. Le format de sortie est un fichier JSON (JavaScript Object Notation).

Dans un délai de 12 mois suivant la publication de la décision, les opérateurs devront effectuer, auprès de l’Arcep, la démonstration d’une box de développement.

Sous 20 mois, l’API devra avoir été implémentée et activée par défaut sur 5 % du parc de box concerné. Le taux devra être d’au moins 40 % après 24 mois et de 95 % après 28 mois (100 % sur les box mises à disposition des nouveaux clients).

La désactivation de l’API sera possible 5 ans après l’arrêt de la commercialisation d’une box auprès du grand public.

Crédit photo : © steevithak via VisualHunt / CC BY-SA

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