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Spotify scrute la Bourse sous un angle atypique

Spotify viserait la Bourse sous un mode d’introduction atypique. Puisque la plateforme de musique en streamong, leader mondial sur son segment de marché avec 50 millions d’abonnés payants, ne chercherait pas directement à lever des fonds à travers le processus IPO.

C’est assez surprenant comme approche mais la direction de Spotify considèrerait que l’objectif n’est pas de procéder à une augmentation de capital mais de satisfaire les investisseurs soutenant depuis longtemps le développement de la licorne qui s’est imposée dans la musique numérique et les salariés disposant d’actions échangeables (reste à mesurer la proportion qui en dispose sur les 2000 salariés).

The Wall Street Journal émet cette hypothèse à partir de sources qui restent anonymes. De son côté, Spotify n’ pas commenté l’information mais ne l’a pas non plus démenti.

Fondée en 2006 en Suède par Daniel Ek and Martin Lorentzon (mais son siège est désormais au Luxembourg), Spotify scrute la Bourse depuis plusieurs années. L’an passé, la société qui s’est imposée dans la musique en streaming, avait levé un milliard d’euros sous forme de dettes.

En passant en Bourse (a priori d’ici la fin de l’année), le poids de la dette à supporter se dégonflerait. Ce qui laisserait un peu plus de marge de manoeuvre pour accompagner son hyper-croissance.

Spotify rentable dès cette année ?

On manque d’éléments actualisés sur la valorisation de la société. La dernière évaluation remonte à juin 2015 et elle portait sur un montant de 8,2 milliards de dollars (7,7 milliards d’euros). Selon The Wall Street Journal, la barre des 10 milliards de dollars serait atteinte.

En 2015, Spotify a réalisé un chiffre d’affaires de 1,95 milliards d’euros (+81% par rapport à l’an précédent). Mais les pertes se creusent. Entre 2014 et 2015, elles sont passées de 165 millions d’euros à 184 millions d’euros. Néanmoins, la firme devrait atteindre en 2017 le seuil de la rentabilité opérationnelle.

Depuis sa création, elle a été soutenue par des fonds d’investissement comme TPG, TCV, Founders Fund et Accel et la banque d’affaires Goldman Sachs Group.

Au-delà de la satisfaction des sorties des VC et de la satisfaction de la proportion des salariés à transformer leurs actions en cash, le système de cotation directe a un autre avantage : il évite la dilution des parts existantes dans le capital de la société.

En début de semaine, un nouvel accord pluri-annuel d’exploitation de licences pour piocher dans le catalogue de la major Universal Music Group a été signé.

(Crédit photo : Spotify :  Hellfest Open Air Festival – juin 2014)

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