Stockage en ligne : 6 solutions pour une PME

4 – SpiderOak

« Nous ne sommes pas un disque dur dans le cloud où vous mettriez vos fichiers sans les conserver en local », prévient l’entreprise.

L’offre est effectivement orientée sur la sauvegarde. Son nom (ONE Backup, décliné en version Enterprise) en témoigne, tout comme certaines caractéristiques techniques. Par exemple les débits de téléversement : au maximum 1 Go par heure, car chaque fichier sauvegardé est copié dans un dossier, dédupliqué, chiffré, puis compressé.

Les applications mobiles ne permettent que de lire les fichiers. SpiderOak a toutefois quelques particularités, comme celle de pouvoir sauvegarder des éléments en cours d’utilisation sans avoir à les verrouiller.

Pour partager des fichiers, il y a le système des liens (valables 3 jours). Pour les dossiers, il y les « ShareRooms », accessibles en lecture seule, via un navigateur web.

Comme chez Dropbox, on bénéficie de 2 Go d’espace de stockage en version gratuite.
Les quatre paliers payants sont facturés mensuellement, pour chaque utilisateur :

  • 150 Go : 6 dollars (ou 69 dollars l’année)
  • 400 Go : 11 dollars (ou 115 dollars l’année)
  • 2 To : 14 dollars (ou 149 dollars l’année)
  • 5 To : 29 dollars (ou 320 dollars l’année)

Une fois encore, la version Enterprise est surtout synonyme de sécurité accrue : centralisation du contrôle des appareils, intégration des annuaires pour l’authentification, gestion manuelle des clés de chiffrement…

Plusieurs services gravitent autour de cette offre de sauvegarde.

En premier lieu, la plate-forme collaborative Share, basée sur une technologie de blockchain privée et utilisable en mode cloud ou sur un serveur en propre. Les utilisateurs la rejoignent grâce à des URL d’équipe.

Également sur base blockchain, SpiderOak a développé la messagerie de groupe Semaphor. Gratuite pour les 5 premiers utilisateurs (au-delà, c’est 10 dollars par mois pour chaque personne), elle permet de partager des fichiers d’une taille maximale de 2 Go.

On surveillera la « Trusted Application Platform », actuellement en accès anticipé (avril 2019) et destinée à héberger, sur une blockchain, des applications décentralisées.

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Clément Bohic @clement_bohic

Rédacteur pour ITespresso.fr (groupe NetMediaEurope).

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