Téléphones mobiles : la lutte antivol s’intensifie en France

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La police et la gendarmerie nationale, ainsi que la douane française, vont pouvoir accéder à la base mondiale des téléphones volés, en vertu d’un protocole d’accord signé avec la GSM Association.

Représentées par leurs directeurs généraux respectifs, police, douane et gendarmerie nationale ont signé, le 12 novembre dernier, un protocole d’accès à la base mondiale des téléphones volés.

Créé et financé par la GSMA (‘Global System for Mobile Communications Association’), ce fichier est actualisé en temps réel.

Il regroupe les numéros d’identité – IMEI, pour ‘International Mobile Equipment Identity’ – de tous les appareils nomades équipés d’une carte SIM et déclarés volés.

Il peut s’agir non seulement de smartphones et de tablettes, mais aussi d’ordinateurs portables, de clés 3G/4G et d’autres objets connectés.

Tout terminal dont l’IMEI est inscrit dans la base ne pourra plus accéder aux réseaux mobiles du pays dans lequel il a été déclaré, que ce soit pour les communications voix ou l’usage de l’Internet mobile.

Selon les termes du communiqué émis par le ministère de l’Intérieur, “les enquêteurs français [disposeront, à court terme], d’un outil supplémentaire significatif pour lutter plus efficacement contre le vol et le recel sur le territoire ainsi qu’aux frontières“.

Mais le système ne sera opérationnel qu’à condition que les utilisateurs aient noté au préalable leur IMEI.

Celui-ci se trouve généralement sur la batterie, dans le menu des paramètres système ou encore en tapant *#06# dans le cas d’un téléphone. Il figure parfois également sur la facture d’achat.

La signature de ce protocole s’inscrit dans la continuité du partenariat de 10 ans noué en 2011 entre la Fédération française des télécoms et le ministère de l’Intérieur.

Depuis lors, le blocage des mobiles est directement requis par les forces de l’ordre auprès des opérateurs concernés, de manière systématique et automatisée.

Des campagnes d’information et de prévention ont été lancées à cette occasion, avec notamment le site Internet Mobile volé, mobile bloqué, destiné à sensibiliser les utilisateurs sur l’importance, en cas de vol, du blocage de la ligne… mais aussi du téléphone.

La question se pose aussi chez les constructeurs, lesquels se heurtent néanmoins à la farouche opposition des grands opérateurs.

C’est le cas de Samsung, qui compte généraliser, dans son offre de smartphones, un système de ‘kill switch’ permettant de rendre un appareil inutilisable à distance.

Cet antivol déplaît à AT&T, Sprint, T-Mobile US, United States Cellular et Verizon Wireless, qui, en refusant son installation, favoriseraient la vente de contrats d’assurance, mais aussi de terminaux.

Le téléphone portable a 40 ans

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D'une SIM à l'autre
De son acronyme SIM utilisé pour "Subscriber Identity/Identification Module", cette puce stocke des informations destinées à authentifier un utilisateur sur les réseaux mobiles. Plus qu'un simple support de connectivité, elle est devenue une porte ouverte vers des services à valeur ajoutée et pourrait bientôt embarquer en standard un module NFC. Elle a aussi évolué à mesure que les téléphones mobiles se sont miniaturisés. Vendus en 1991 à l'opérateur télécoms finlandais Radiolinja par un fabricant allemand, les 300 premiers exemplaires étaient au format "carte de crédit" (8,56 x 5,4 cm), 1FF dans la nomenclature de la 3GPP. Ils fonctionnaient sur un courant de 5 volts. La mini-SIM (2FF), à laquelle l'usage a fini par attribuer le raccourci SIM, a pris le relais en 3,3 V. Suivent aujourd'hui la micro-SIM (3FF) et la nano-SIM (4FF), utilisée notamment dans l'iPhone 5.

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Crédit photo : RioPatuca – Shutterstock.com

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