Pour gérer vos consentements :

Mobile Armour : le ministère américain de la Défense prépare une version ultra-sécurisée d’Android

Sous la bannière du projet Mobile Armour (littéralement, « cuirasse mobile »), le ministère de la Défense américaine planche sur une version hyper-sécurisée du système d’exploitation Android destinée à équiper les smartphones et tablettes utilisés dans le secteur militaire.

Inscrit dans la continuité du programme Fishbowl lancé à l’initiative de la puissante NSA (National Security Agency Agence de sécurité nationale des Etats-Unis), le concept ne se résume pas tant à protéger les appareils en eux-mêmes, mais davantage les données sensibles qu’ils abritent.

Dans cet esprit, les travaux corrélatifs se concentreront essentiellement sur l’aspect logiciel, quatre ans durant, au gré d’une collaboration avec Invincea, spécialiste en la matière.

L’investissement est chiffré à quelque 21,4 millions de dollars. Quelques pilotes se sont déjà tenus cette année en Afghanistan.

En bénéficieront, à terme, l’ensemble des terminaux mobiles utilisés dans les bureaux et sur le terrain, dans une problématique qui rappelle celle du BYOD (bring Your Own Device), avec toutefois au coeur du débat des données stratégiques dont la confidentialité à toute épreuve reste d’ordre critique.

La recrudescence des menaces virales, des logiciels espions et plus globalement du cyber-crime ont remis en cause l’immunité de ces informations de la plus haute importance.

Soucieux d’anticiper la généralisation du phénomène sur les mobiles, les Etats-Unis comptent introduire un système de liste blanche par laquelle les seules applications autorisées au préalable par un administrateur pourront s’exécuter sur un appareil donné.

Dans un deuxième temps, en ultime recours, il s’agira de toucher à l’aspect curatif pour couper court à l’office des composantes malveillantes qui seraient passées entre les mailles du filet.

Autres sources de compromission d’informations, la perte et le vol auraient pour antidote un cryptage en AES-256 et des outils de contrôle à distance tels ceux que l’on trouve dans les offres de MDM (Mobile Device Management).

TechWeek Europe se laisse tout de même dire que la démarche nécessitera des efforts significatifs, alors qu’une étude a recensé une hausse des malware sur Android, de l’ordre de 3000% en 2011.

Recent Posts

IA et RGPD : sont-ils compatibles ?

Quelle part d’incertitude faut-il accepter dans la mise en conformité des IA avec le RGPD…

2 semaines ago

Windows 10 : quel coût pour le support étendu ?

Microsoft a dévoilé les prix des mises à jour de sécurité étendues pour Windows 10.…

3 semaines ago

Cybersécurité : la plan de Docaposte pour convaincre les PME

Docaposte a sélectionné une douzaine de spécialistes français pour créer un Pack cybersécurité spécialement étudié…

4 semaines ago

Surface Pro 10 : plus autonome et un peu plus réparable

La Surface Pro 10 sera disponible le 9 avril en France. Passage en revue de…

1 mois ago

Office 2024 : ce qu’on sait de la prochaine version

Que réserve Office 2024 ? Une première version de test officielle sera disponible en avril.…

1 mois ago

Microsoft Teams : comment fonctionne le double usage « pro-perso »

Microsoft Teams évolue dans une version « unifiée » qui permet de combiner les usages…

1 mois ago