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DuoSkin : Microsoft et le MIT élaborent des tatouages « intelligents »

Le laboratoire Media Lab du MIT (Massachusetts Institute of Technology), en partenariat avec Microsoft Research, a mis au point DuoSkin. Il s’agit d’un processus de fabrication qui permet d’élaborer des tatouages temporaires électroniques. Ce procédé « permet à n’importe qui de créer des appareils fonctionnels et personnalisés qui peuvent être collés directement à la peau», explique le MIT dans un billet de blog.

En tout, le célèbre institut de recherche américain a développé trois types de tatouages, correspondant à autant d’interfaces possibles.

L’un d’entre eux joue le rôle d’interface utilisateur en reprenant des concepts traditionnels, comme les boutons, les sliders tactiles et les trackpad 2D. Ce dernier exploite un scanning suivant une matrice formée par des lignes et des colonnes sur le principe d’une conception sur 2 couches.

Outre la fonction d’entrée de données, il y a également une fonction « output » (sortie) qui permet un affichage (d’une couleur ici) directement sur la peau. Cela a été rendu possible grâce aux pigments thermochromes qui ont la capacité de changer de couleur en fonction de la température.

La communication est aussi de mise avec l’échange de données entre tatouages grâce à la technologie de communication radio en champ proche NFC (Near Field Communication). Des tags dédiés sont ainsi créés avec des tatouages qui jouent le rôle d’inductance et l’utilisation d’une puce idoine. Fabriqués en feuilles d’or, ces tatouages peuvent être personnalisés suivant différentes formes et tailles.

Les tatouages réalisés grâce au procédé DuoSkin permettent de contrôler son terminal mobile, de sauvegarder des données et d’en afficher sur la peau. Ils ont en commun d’être esthétiques afin de marier usages et mode et d’utiliser des feuilles d’or en fine couche (peu onéreuses et compatibles avec le contact sur la peau).

Le MIT et Microsoft Research ne sont toutefois pas les seuls à avoir creusé le sillon du tatouage électronique. En 2014 déjà, une start-up répondant au nom de VivaLnk avait commercialisé des tatouages adhésifs de types tags NFC permettant notamment de déverrouiller son terminal mobile simplement en l’approchant du tatouage.

En 2013, Motorola avait commercialisé Skip, un petit accessoire à clipser répondant au même type d’usage.

Google a également emprunté un chemin analogue avec le projet Jacquard, même si on se rapproche plutôt des « wearable technologies » avec des textiles intégrant des fonctionnalités électroniques. Récemment, la firme de Mountain View, en partenariat avec Levi Strauss a d’ailleurs présenté la « Commuter X », une veste connectée.

(Crédit photos : @MIT)

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