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Les anti-Microsoft contre l’éclatement

La firme de Bill Gates vient de recevoir le soutien inespéré de deux de ses plus virulents adversaires ! Lors d’une conférence organisée en fin de semaine dernière à San Francisco, Larry Ellison, président d’Oracle et Scott McNealy, président de Sun, ont souhaité publiquement que le gouvernement américain ne prenne pas de mesures trop sévères à l’encontre de Microsoft, leur ennemi de toujours.

Pour Larry Ellison, de telles mesures seraient inutiles car les forces du marché vont écarter d’elles-mêmes Microsoft de sa position dominante. Selon lui, « le PC va devenir un périphérique Internet et ce quelle que soit l’issue du procès ». Il pense que le marché sera bientôt dominé par des standards ouverts et qu’il n’y aura plus de monopole. Il prédit la cassure imminente du monopole Microsoft.

Scott McNealy, qui s’est exprimé quelques heures plus tard, annonce également le déclin du PC. Mais selon lui, la surveillance du gouvernement ?et pas seulement les forces du marché- restent nécessaires pour empêcher la domination de Microsoft. Selon lui, plus que jamais, la loi antitrust doit être respectée. Mais il pense que la simple présence du contrôle du gouvernement peut être suffisante comme cela a été le cas avec le long procès antitrust dont IBM a été l’objet. « Microsoft peut vendre ses logiciels en bundle avec l’évier de la cuisine s’il ne sent pas à tout moment le regard du gouvernement braqué comme un revolver sur ses activités. Il faut qu’il écope de 17 ans de surveillance. », a-t-il déclaré.

McNealy a alors expliqué que le procès antitrust d’IBM avait permis à des sociétés comme Apple et Microsoft de prospérer avant d’ajouter à la surprise générale : « s’ils avaient démantelé IBM, nous aurions perdu une grande société ». Après son discours, VNU Newswire lui a demandé s’il était favorable au démantèlement de Microsoft ce à quoi il a répondu non. « Je crois qu’il y a de meilleures solutions et j’en ai discuté avec les gens que ça concerne ».

Scott McNealy avait démarré son discours en promettant de ne pas critiquer Microsoft. Il n’a pas su résister plus de 15 minutes en alertant l’auditoire d’un danger bien plus inquiétant que le bug de l’an 2000 (Y2K en américain) : le W2K pour Windows 2000.

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