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Sites Web : Google insiste sur la dimension mobile

Début juin, Google mettait en place un nouveau type de pénalité SEO : un avertissement à destination des internautes directement dans les pages de résultats de son moteur de recherche.

Cette mesure concernait les sites Web qui utilisent des URL distinctes pour gérer, d’une part, la trafic en provenance d’ordinateurs et de l’autre, celui émanant des terminaux mobiles. Elle visait plus particulièrement les URL de redirection dites « incorrectes ». En l’occurrence, celles qui pointent vers des contenus non optimisés pour une consultation sur smartphone ou tablette… et qui, faute de compatibilité, conduisent les mobinautes vers une autre page du site mobile ne correspondant pas à leur requête.

Le groupe Internet applique aujourd’hui une démarche similaire à la version mobile de son moteur de recherche, mais dans une optique plus générale : améliorer l’expérience des utilisateurs en leur signalant les incompatibilités de certains sites Web avec les smartphones et les tablettes. En première ligne, la technologie Adobe Flash, non disponible sur les terminaux Apple et – officiellement – plus prise en charge sur Android depuis la version 4.1 « Jelly Bean ».

Une notification sera accolée à tous les résultats pointant vers des sites susceptibles de générer des erreurs ou tout simplement d’afficher des pages blanches.

Google recommande aux éditeurs de délaisser les technologies propriétaires et d’exploiter le trio HTML(5) – CSS – JavaScript pour passer au responsive design. Cette méthode de conception de sites Web consiste à offrir au visiteur la même expérience de navigation à travers une large gamme d’appareils. Elle se substitue progressive à la pratique du m.dot, c’est-à-dire la mise en place d’une version mobile différenciée avec une URL de type m.domaine.extension.

La multinationale conseille également aux webmasters de consulter son centre de ressources Web Fundamentals et de mettre le tout en pratique avec le framework dédié Web Starter Kit. La création de sites Web « universels » est abordée de long en large, de la mise en place de l’environnement de débogage à la création de formulaires en passant par la prise en charge des écrans tactiles, l’insertion de contenus multimédias et l’accès aux informations fournies par des capteurs électroniques comme l’accéléromètre ou la boussole.

En signalant les contenus potentiellement incompatibles avec les smartphones et les tablettes, Google cherche à fluidifier l’expérience des mobinautes, qui ont tendance à délaisser son moteur de recherche pour s’appuyer sur des applications dédiées : le commerce électronique avec Amazon, les bons plans locaux avec Yelp… L’impact n’est pas négligeable en termes de revenus : Google est crédité d’une part de marché de 68,5% sur la publicité mobile en 2013 (source eMarketer), alors que ce taux dépassait les 82% l’année précédente.

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Crédit photo : Bloom Design – Shutterstock.com

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