14 juillet: le numérique invité à l’interview TV de François Hollande

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Pour le 14 juillet, le Président de la République a évoqué la prochaine loi sur le numérique. Pour « stimuler l’activité nouvelle » générée par ce biais et l’emploi.

Trop rare pour ne pas le souligner : dans l’interview télé traditionnelle élyséenne pour le 14 juillet, François Hollande a évoqué la prochaine loi sur le numérique qui a vocation à « stimuler les créations d’entreprises et l’emploi dans les technologies nouvelles en France ».

Selon le Président de la République, cette nouvelle loi – présentée prochainement en Conseil des ministres – portera sur « l’activité nouvelle qui peut être générée par le numérique ».

François Hollande a évoqué quelques pistes de réflexions pour adapter certains domaines à l’ère du numérique : « Transport, santé, création d’entreprise, mode de consommation…Il y a quelque chose à susciter, à stimuler. »

Le chef de l’Etat a considéré que le numérique était encore « mal organisé ». « On l’a vu avec l’histoire des taxis », évoque-t-il en référence à la guerre entre les taxis et l’application Uber de transport de passagers en véhicule perçue comme une forme de concurrence déloyale.

« Des professions qui ne comprenaient pas et qui avaient des raisons quelquefois de se mettre en colère. Même si j’ai condamné les formes de cette colère. »

François Hollande considère cette loi sur le numérique dédiée aux « métiers nouveaux » serait le pendant de la loi Macron sur l’activité et la croissance qui s’est concentrée sur les « professions anciennes et réglementées ».

Un examen pénible au regard des longs débats parlementaires (un an) qui ont vidé une grande substance le texte initial et qui a obligé le gouvernement à recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour éviter l’enlisement.

« La France est un pays de technologies. Il faut qu’il n’y ait rien dans nos règles, dans nos formalités qui puisse entraver leur développement », selon les propos retenus par Reuters lors de l’interview présidentielle. Il faut « que ce soit à chaque fois possible de créer en France, on doit même être plus rapide que d’autres. »

Dans une récente interview vidéo accordée à Challenges, Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat au Numérique, précisait les enjeux pour les entrepreneurs en lien avec ce projet de loi.

« Nous allons mettre à leur disposition des données publiques et également des données d’intérêt général. Cette nouvelle catégorie désigne des données privées produites par des sociétés commerciales. »

Une mesure visant à élargir la sphère de l’innovation a priori. « Rendre ces données accessibles, c’est mieux connaître les marchés et proposer des solutions innovantes. C’est vrai par exemple pour les autoroutes, le logement social, le transport… »

Mi-juin, le Conseil national du numérique a émis 70 propositions pour faire du numérique un levier de croissance afin d’alimenter le futur projet de loi.


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