Alban Peltier, AntVoice : “La force de Facebook est de proposer un système ouvert”

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Albal Peltier - AntVoice

L’agence Antvoice fait partie de l’écosystème Facebook en France. Son fondateur Alban Peltier commente l’introduction en bourse de Facebook qui devrait survenir dans la journée et revient sur son potentiel de monétisation.

Directeur de l’agence Antvoice (développeur d’applications Facebook), Alban Peltier commente l’introduction en bourse du réseau social qui devrait survenir dans la journée et analyse son potentiel de monétisation, en particulier pour tout son écosystème (interview réalisée par mail le 16/05/12).

ITespresso.fr : Facebook valorisé 100 milliards de dollars et le réseau social recense presque 1 milliard d’utilisateurs. Un membre Facebook vaut-il vraiment 100 dollars ?

Albal Peltier - AntVoiceAlban Peltier : Google et son milliard de visiteurs uniques – qui ne sont même pas des membres inscrits – est valorisé 163 milliards de dollars soit 163 dollars par VU. Plus sérieusement, les investisseurs ne valorisent pas l’audience actuelle mais le revenu qu’il est possible d’en tirer.

Facebook ne fait pour le moment “que” 3 ou 4 dollars par utilisateur quand Google en fait 30.

On peut facilement estimer que le chiffre d’affaires de Facebook passera de 4 à 15 ou 20 milliards de dollars dans trois ou quatre ans.

Par contre, à ce niveau de valorisation, Facebook n’aura pas le droit de décevoir.

ITespresso.fr : Comment faut-il définir Facebook ? un média qui vend son audience à des annonceurs ? un futur intermédiaire commercial pour le e-Commerce et le téléchargement ? une banque centrale avec ses F-Credits ?

Alban Peltier : Plus qu’un simple site web ou un simple media, Facebook est une plateforme dont le cœur est l’Open Graph, c’est-à-dire une mega base de données déclaratives et comportementales qui va permettre de proposer un web plus viral, plus social, plus personnalisé.

Cette plateforme est utilisé sur Facebook.com mais également sur des milliers de sites qui ont intégré Facebook Connect et les plug-in sociaux de Facebook (“likes”, “comments”, etc.) et par des dizaines de milliers de développeurs qui proposent des applications de tout ordre (musique, jeux, dating, news, etc.).

La publicité, qui devient sociale avec l’Open Graph (recommandation de mes amis à consulter telle fan page ou telle application), et les Facebook Credits ne sont que deux moyens de monétiser les services liés à l’Open Graph.

Sinon, effectivement on peut imaginer que les Facebook Credits deviennent une monnaie transversale et soient installés sur des milliers de services sur ou hors Facebook, comme l’Open Graph.

ITespresso.fr : En tant que partenaire Facebook, pensez-vous que son écosystème rivalisera un jour avec ceux de Microsoft, Apple ou Google ?
Alban Peltier : Clairement c’est déjà le cas … Zynga est le premier éditeur de jeux, toutes plateformes confondues, en termes de capitalisation boursière.

Avec ses 150 millions de membres, Badoo est bien plus important que Meetic.

Si Deezer ou Dailymotion concurrencent encore Spotify ou YouTube, c’est grâce à l’Open Graph.

Les principaux sites medias américains comme en France (Le Monde, l’Equipe, etc.) ont intégré l’Open Graph et une fourchette de 20/25% de leur audience provient de Facebook.

Le tiers des utilisateurs de Pinterest viennent de Facebook.

D’ici un horizon 12 à 24 mois, il sera rare de ne pas trouver un site Web ou une application mobile qui ne sera pas connecté avec l’Open Graph. Qui a réussi cela ? Personne !

La force de Facebook est de proposer un système ouvert, de partager les données de l’Open Graph avec son écosystème et de pousser fortement ses partenaires.

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