Android One : la machine est lancée

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Lancement en Inde, nouveaux partenariats avec constructeurs et opérateurs, projets d’extension en Asie : Google s’investit dans le développement de son programme Android One.

Avec dans son collimateur plusieurs centaines de millions d’individus susceptibles d’accéder à Internet et donc à ses services, Google annonçait, en juin dernier, l’initiative Android One, qui vise à favoriser l’adoption des smartphones d’entrée de gamme dans les pays émergents.

Une première étape vient d’être franchie ce lundi 15 septembre avec le lancement, en Inde, des premiers terminaux issus de ce programme auquel ont adhéré trois fabricants locaux : Karbonn Mobiles, Spice Retail et Micromax Informatics.

A l’heure où les marchés dits “matures” arrivent à saturation dans un contexte économique délicat, Google n’est pas le seul à suivre cette logique de conquête de nouveaux territoires : Mozilla en a également fait son terrain de prédilection avec Firefox OS. Microsoft joue aussi sa carte avec Windows Phone, tandis qu’Apple tente de séduire la clientèle avec d’anciens modèles de l’iPhone, moins onéreux.

La bataille se concentre actuellement sur l’Inde, où la demande en smartphones a explosé entre 2012 et 2013 : + 166,8% selon Gartner, à comparer aux + 86,3% enregistrés en Chine, aux + 96,1% relevés en Amérique latine… et à la croissance bien plus modérée des Etats-Unis ou encore de l’Europe.

Les fabricants qui entrent dans la boucle du programme Android One doivent impérativement implémenter certaines technologies comme le dual-SIM, le tuner FM, la batterie amovible et le port microSD, le tout dans des appareils dotés d’un écran d’au moins 4,5 pouces. Autres exigences : une puce MediaTek quadricoeur, 1 Go de mémoire vive, ainsi que des capteurs d’images de 2 et 5 mégapixels – respectivement en façade et au dos. En contrepartie, Google gère l’intégration logicielle d’une ROM “stock” et le déploiement des mises à jour en OTA. Les partenaires OEM peuvent ajouter leurs propres services et fonds d’écran, mais les surcouches sont proscrites.

A chaque marché ses particularités

Android One pourrait bientôt être étendu à l’Indonésie, aux Philippines, au Pakistan, au Bangladesh, au Népal et au Sri Lanka… avec dans tous les cas des adaptations du système pour répondre aux spécificités de chaque pays. En Inde, Google Now hérite d’une rubrique dédiée aux résultats des matchs de cricket et d’une option de réservation de transports ferroviaires. Treize publications font leur apparition dans le kiosque à magazines de Google Play. Enfin, un mode hors connexion est mis en place pour l’application YouTube, afin de revoir des vidéos sans consommer de data.

Les smartphones de Karbonn Mobiles, Spice Retail et Micromax Informatics seront associés à des forfaits commercialisés par Bharti Airtel, premier opérateur indien en nombre d’abonnés. Pendant les six premiers mois, les mises à jour du système et des applications Android ne seront pas décomptées de l’enveloppe data, au même titre que les téléchargements depuis Google Play, dans la limite de 200 Mo de données.

Selon les informations relayées ces derniers temps par la presse sur place, Google serait prêt à débourser des dizaines de millions de dollars pour faire la promotion d’Android One. Un budget dédié essentiellement à la publicité, mais aussi au soutien financier des OEM. Sur la liste officielle figurent désormais Acer, Asus, HTC et Lenovo.

Le lancement du programme en Inde intervient quelques semaines après la sortie d’un premier smartphones sous Firefox OS. Fin août, la fondation Mozilla lançait, en partenariat avec Intex, le smartphone Cloud FX, accessible pour 1999 roupies, soit environ 25 euros.

Les applications dédiées à Firefox OS se montrant souvent bien moins gourmandes que leurs équivalents Android (Facebook utilise 500 Ko de mémoire vive sur l’OS de Mozilla, contre 25 Mo sur celui de Google), il est possible de réduire les caractéristiques des smartphones sans que ceux-ci deviennent inutilisables. Illustration avec le Cloud FX, équipé d’un processeur monocœur à 1 GHz, de 128 Mo de RAM, de 256 Mo extensibles à 4 Go pour le stockage, d’un écran de 3,5 pouces en 320 x 480 pixels, d’un capteur d’images de 2 mégapixels, d’une connectivité Wi-Fi/Bluetooth et d’un modem… bibande 2G au débit limité à 384 Kb/s.

A surveiller également, l’arrivée de Samsung. A en croire le Wall Street Journal, le groupe sud-coréen chercherait à lancer, en Inde, des smartphones low cost sous Tizen, plate-forme déjà utilisé dans les montres connectées.

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Crédit photo : WimStock – Shutterstock.com


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